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Défiluxe veut franchir un nouveau palier en 2019

le - - Entreprise de la semaine

Défiluxe veut franchir un nouveau palier en 2019
Photo DR - Centre d'usinage Global Metal Works

En forte croissance depuis le début de l'année, Défiluxe, filiale du groupe Global Metal Works, installé dans le Bugey, entend bien conserver la même dynamique en 2019 en élargissant son terrain de jeu. Sébastien Buathier, son président, programme investissements et recrutements pour assumer ses ambitions.

Deux ans après sa création Défiluxe surfe sur la vague de la croissance. Et Sébastien Buathier, son créateur, entend lui donner les moyens de prolonger cette dynamique. Ainsi, après avoir engagé plus de 1,5 M€ en fin d'année dernière pour intégrer un nouveau site de production totalisant 1 500 m2 d'ateliers à Ambérieu-en-Bugey, l'entreprise vient d'investir 750 K€ dans de nouveaux matériels : centre d'usinage, système innovant de contrôle 3D par vision, robots collaboratifs… « Nous avons désormais un parc de 11 machines d'usinage et nous devons développer les moyens humains pour profiter pleinement de notre outil industriel », explique-t-il.

Confronté à des difficultés de recrutement, Sébastien Buathier doit pourtant renforcer ses équipes rapidement. « Nous avons recruté trois techniciens spécialisés cette année et nous devons impérativement en intégrer trois ou quatre de plus l'année prochaine », affirme-t-il. Une gageure, dans des métiers où les candidats manquent cruellement. « Nous cherchons des techniciens d'usinage pour piloter nos machines, mais le manque d'intérêt des jeunes pour ces métiers est un frein. Je me déplace donc dans les établissements scolaires pour leur montrer ce qu'est réellement l'usinage aujourd'hui. Ce n'est plus Germinal ; on pilote les machines avec l'informatique. »

Un défi de recrutement qu'il doit relever rapidement, pour assumer ses ambitions de diversification. Car Défiluxe, tout en restant un spécialiste de la co-conception et de la fabrication de pièces métalliques haut de gamme pour l'industrie du luxe (bijoux, fermoirs, boutons de manchettes, clips de stylos, fixations de minaudières...), a fait ses premiers pas, cette année, dans l'univers de la mode et notamment des défilés.

« A l'avenir, ce sera un axe de développement fort pour nous, confirme-t-il. Mais aujourd'hui la difficulté c'est de répondre en 24 à 48 heures à la demande de ces grandes maisons qui organisent les défilés. Cela nécessite une agilité et une réactivité extrême, donc une organisation différente de ce que l'on pouvait avoir traditionnellement jusque-là. Globalement il y a six défilés dans l'année, avec pour chaque grande maison entre 300 et 350 objets différents par défilé. »

Après avoir réalisé 1,4 M€ de chiffre d'affaires au terme de son premier exercice, Défiluxe a franchi la barre des 2 M€ en 2017 avant de boucler 2018 à 3,3 M€. A plus long terme, Sébastien Buathier espère réaliser entre 8 et 10 M€, soit un chiffre d'affaires identique à celui généré par BCM, le navire amiral de Global Metal Works, le groupe qu'il a créé. « Nous visons une place de leader national pour les pièces métalliques destinées à l'industrie du luxe à terme de 5 ans », conclut-il.

Jacques Donnay

Sébastien Buathier : « L'international sera un axe majeur de notre développement »

Président du groupe Global Metal Works

Que représente le groupe Global Metal Works, maison-mère de Défiluxe ?

Lorsque je suis arrivé aux commandes de BCM, l'entreprise créée par ma mère en 1991, elle employait 12 personnes et réalisait 1,2 M€ de chiffre d'affaires, en intervenant principalement dans le secteur de la métallerie industrielle. Aujourd'hui, au travers Global Metal Works, je dirige un groupe qui emploie 110 personnes et réalise 18 M€ de chiffre d'affaires. Il réunit 4 sociétés : BCM, Défiluxe, Kango, que j'ai repris en avril 2017 et qui est expert dans le polissage des pièces pour l'industrie du luxe, et enfin SNTS, société spécialisée dans le dépôt de métaux précieux, pour le luxe également.

Le groupe est-il présent à l'international ?

Oui, mais de manière assez limitée pour le moment, puisque nous réalisons un peu moins de 5 % à l'export. Défiluxe travaille avec des acteurs du luxe installés en Suisse, alors que BCM se développe fortement depuis deux ans en Allemagne et, depuis cette année, en Italie. Mais je vous confirme que c'est un axe majeur de notre stratégie de développement pour les années à venir.

Cela pourrait passer par de nouvelles acquisitions ?

Non, nous n'avons pas de nouvelle croissance externe en vue, car nous devons d'abord digérer nos dernières acquisitions, structurer le groupe et consolider nos bases avant d'engager éventuellement une nouvelle démarche de ce type.




Jacques DONNAY
Journaliste

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