AccueilEconomieDéfaillances : l'enjeu de la structuration de la dette des entreprises

Défaillances : l'enjeu de la structuration de la dette des entreprises

Pour Patrick Bertrand, COO d'Holnest et président du comité « Gouvernance des Entreprises » au Medef, l'enjeu de la structuration de la dette des entreprises en difficulté suite au confinement sera la prochaine étape clé dans la gestion de la crise économique liée au Covid.
Défaillances : l'enjeu de la structuration de la dette des entreprises
© Aurélie Raisin

Economie Publié le ,

Jusqu'où l'Etat, les banques et les autres organismes prêteurs pourront aller dans l'accompagnement des entreprises en difficulté ? « C'est bien le niveau de croissance des entre- prises qui sera analysé pour juger de la pertinence et de la nécessité de poursuivre ou non cet accompagnement » note Patrick Bertrand. L'entrepreneur et investisseur lyonnais insiste sur la nécessaire clairvoyance des banques à discerner l'entreprise à court de trésorerie mais qui sera capable de poursuivre son activité de celle malheureusement condamnée.

« Le sujet immédiat de la trésorerie a été réglé via les PGE et les mesures de chômage partiel. La prochaine étape sera la structuration de la dette et la capacité des banques à financer celle-ci » poursuit P. Bertrand qui précise « que les tribunaux de commerce et la médiation du crédit ont un rôle indispensable à jouer dans l'analyse des fondamentaux des entreprises ». Favorable à l'étalement du remboursement des PGE au-delà de 5 ans, Patrick Bertrand (COO d'Holnest) cite la pertinence, en son temps, de l'emprunt Balladur lancé en 1993 auprès des particuliers pour collecter plusieurs milliards de francs et soutenir les travaux publics et l'emploi. « Pourquoi ne pas créer un fonds dans ce sens ? L'appel public à l'épargne pourrait ainsi assurer une durée de remboursement plus longue » explique-t-il.

Quid des investissements dans l'innovation et la tech ?

Accélérée par l'effet du confinement, la digi- talisation des entreprises a révélé certaines lacunes dans un grand nombre d'entreprises mal équipées en outils numériques. « C'est un segment stratégique, forcément porteur en matière d'investissements. On constate aussi une tendance des projets des start-up à s'orienter vers les « deep tech » plutôt que le « nice have ».

La gouvernance des entreprises vouée à évoluer

Les ruptures de stock engendrées par l'arrêt de la production de certaines pièces souvent réa- lisée très loin met en relief les limites d'un système. Produire plus proche de chez soi, en finir avec la réduction des coût de production à tout prix sont des réflexions nouvelles propres à influencer la gouvernance des entreprises. Etre assisté par un comité stratégique n'est

plus l'apanage de seules grandes entreprises. Pour Patrick Bertrand, la crise a révélé l'agilité et la maturité des entrepreneurs à s'adapter pour gérer un événement mondial aux conséquences sociales, sanitaires et économique inédites.

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