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Décollage immédiat !

« Ce combat, pour faire réussir notre pays, il commencera en mai 2017 ». En marche, Emmanuel Macron a, cette semaine, dévoilé ses cartes, annonçant sa volonté de changer de dimension et d'entrer dans l'arène des présidentiables.
Décollage immédiat !
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Une mise sur orbite du candidat Macron, pour la plus grande satisfaction de Gérard Collomb, soutien affirmé de l’ex-ministre de l’Economie. Désespéré par la faiblesse de l’exécutif et l’indolence de son chef de file, le sénateur-maire de Lyon ne tarit pas d’éloges sur son poulain, qui dispose de l’étoffe et du cursus idoines. Martelant sur les ondes, sur les plateaux télé ou dans la presse qu’un « patron, ça ne se décrète pas, ça s’impose naturellement », Gérard Collomb mise sur l’ovni Macron pour redessiner le paysage politique et mettre à mal une bipolarisation qui ne fait clairement plus illusion.

L’impact de l’astéroïde Macron sur la gauche ne peut être occulté. Cette trajectoire fulgurante se conjugue - hasard de l’alignement des planètes ? - avec la hausse du chômage au troisième trimestre. Selon les statistiques de l’Insee, le taux s’est accru de 0,1 %, pour porter le nombre de chômeurs à 2,8 millions. Une augmentation, légère, sensible mais bien réelle, à l’heure où François Hollande mûrit sa réflexion, lui qui a toujours promis de conditionner sa participation à la future élection présidentielle à l’inversion de la courbe du chômage.


L’impact sur la droite ne doit pas être minimisé. La candidature de Macron a clairement fait grimper le mercure, troublant les projections et inoculant le germe du doute dans les rangs des centristes. L’horizon de la droite, tavelé de candidatures, se brouille. Interrogé le soir-même, Laurent Wauquiez n’a pas nié qu’il pourrait « siphonner les voix de Juppé ». Et par effet collatéral, bénéficier à son champion, Nicolas Sarkozy. Le troisième et ultime débat des primaires, dont les thèmes forts portaient sur la laïcité, l’éducation et l’Europe, a permis d’éclaircir les programmes. Au soir du dimanche 20 novembre, on connaîtra le binôme de la droite et du centre chargé d’aller décrocher les étoiles.


Lui va les tutoyer et n’a cure de ces contingences politiques. Thomas Pesquet, l’archétype même du gendre idéal, diplôme d’ingénieur aéronautique spécialité conception et contrôle des satellites décroché à seulement 23 ans, est devenu le dixième Français de l’histoire à partir dans l’espace. Il a décollé du Kazakhstan à bord du lanceur Soyouz pour une mission de six mois. Sur Twitter, Thomas mentionnait dernièrement : « Etrange comme la politique semble disparaître à 100 km d’altitude… » Une hauteur de vue qui ne l’a pas empêché de faire sa procuration pour l’élection présidentielle.

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