Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations économiques pour le département du Rhône

Décès de Georges Dubœuf le « Pape du Beaujolais »

Publié le - - Gastronomie / Vins

Décès de Georges Dubœuf le « Pape du Beaujolais »
Michel Godet 2020 - Georges Duboeuf Photo VGD

De Romanèche-Thorins (Saône-et-Loire) à Tokyo, c'est le monde du vin et plus particulièrement celui du Beaujolais qui est en deuil. En effet Georges Dubœuf, celui que certains appelaient le Pape du Beaujolais, comme d'autres appelaient Paul Bocuse le Pape de la gastronomie, est décédé le 4 janvier.

Né en 1933 à Chaintré (Saône-et-Loire) où sa famille cultivait la vigne depuis quatre siècles, il débute sa carrière professionnelle en 1950 prônant ici et là la mise en bouteille à la propriété avant de s'installer à son compte en 1964, quelques 38 années après la création des appellations par l'INAO (37 pour l'AOC du Beaujolais).

Conscient que tout restait à faire pour ce nectar sud-Bourguignon il fait partie de ceux qui en font inlassablement la promotion en Calade, dans le Rhône, à Paris et en France, sans oublier les lointains pays pour ne citer que les Etats-Unis et le Japon, dont Tokyo devient vite l'une de ses têtes de pont, aidé en cela par le phénomène Beaujolais Nouveau et ses nombreuses fêtes.

Fidèle en amitié, cultivant la discrétion, cet infatigable travailleur, outre le fait d'être le catalyseur du développement du Beaujolais tous azimuts, était également un visionnaire né.

N'en prenons pour preuve que la création du Hameau du Vin en 1993, entièrement dédié à la vigne et au vin, et plantant ainsi en France les "sarments" de l'œnotourisme, suivi ensuite par beaucoup d'autres.

Désormais œnoparc à part entière (le plus grand d'Europe avec ses 30 000 m2) avec de multiples installations, le Hameau du Vin est tout à la fois un musée de la vigne et du vin, un musée du ferroviaire viticole dans une ancienne gare contigue, une boutique, un jardin, un cinéma dynamique 3D, un théâtre d'automates, un lieu de conférence ou encore un restaurant voire un « théâtre de dégustation » avec un exceptionnel limonaire « Bouteillophone ».

Et les témoignages d'abonder comme celui de Dominique Piron, président d'Inter Beaujolais :« Merci Monsieur Georges. Chapeau bas vous étiez un honneur pour le Beaujolais » ou de Georges Blanc, un autre de ses amis : « Cet infatigable ambassadeur du Beaujolais était un compagnon de route et un ami fidèle. Son départ m'attriste beaucoup, il va nous manquer ».

A sa famille, notre journal présente ses sincères condoléances.




Michel GODET
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Le Tout Lyon Journal d'annonces légales et d'informations économiques pour le département du Rhône

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer