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Danse : une biennale pleine de promesses

Danse : une biennale pleine de promesses

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Malgré les restrictions budgétaires (- 18 % pour l'artistique), cette Biennale s'annonce comme un bon cru quand on regarde le programme. À la fois « populaire et expérimental » comme le martèle sa directrice artistique Dominique Hervieu, ce programme fait la part belle au corps dans tous ses états et instaure un dialogue entre histoire et présent. A commencer par l'un des spectacles présentés en ouverture. La re-création du fameux jerk de Maurice Béjart, créé en 1967 sur la Messe pour le temps présent de Pierre Henry, pour les élèves du CNDC d'Angers et un Grand remix d'Hervé Robbe et Pierre Henry, qui se paie le luxe de remixer sa propre création à cinquante ans d'intervalle. Un spectacle qui marque également le coup d'envoi à l'exposition sur l'histoire de la danse contemporaine au musée des Confluences, « Corps rebelles »

Cette première semaine donne toute sa place au corps dansant, que ce soit comme une toupie avec Alessandro Sciarroni et sa création pour le Ballet de l'Opéra de Lyon (lire l’encadré) ou en chantant avec Yan Duyvendak et sa comédie musicale trash et déjantée, Sound of music. Une première semaine placée également sous le signe de la création avec celle du Ballet, celle du Groupe acrobatique de Tanger, dès mercredi 14, celle du Collectif Petit Travers.

Sans oublier l'intellect puisque pour la première fois, une journée de débats est organisée en collaboration avec le quotidien Libération pour réfléchir sur l'être ensemble, « les nouveaux liens à inventer entre les artistes et la population pour que la culture permette de faire société », le 19 septembre à l'Université catholique. Sans oublier la sacrée journée pour tout savoir (et plus encore) sur le mythique ballet de Vaslav Nijinski, Le Sacre du printemps.

Ballet de l'Opéra de Lyon

C'est un programme absolument intrigant que celui présenté par le Ballet de l'Opéra. Deux créations de deux inconnus du grand public, Marina Mascarell et Alessandro Sciarroni. La première, transfuge du Nederland Dans Theater et recommandée par Jiri Kylian lui-même, s'intéresse ici au féminisme, tandis que le second, déjà invité lors de la précédente Biennale avec sa compagnie, se concentre sur la giration. Incluse dans le cycle Turning, cette pièce s'inscrit dans une recherche entamée avec Turning-thank you for your love à la Biennale de Venise en 2015.

Opéra de Lyon, du 14 au 18 septembre

Israël Galvan

Le dernier spectacle d'Israël Galvan est tout bonnement renversant. Le danseur et chorégraphe sévillan se transforme au gré de ses humeurs et donne à voir une palette proprement ébouriffante de son talent. N'hésitant pas à se moquer de lui-même et à dépoussiérer son art, il réinvente le flamenco à sa façon et enchante le public de son incroyable espièglerie et son zapateo impeccable. À ne manquer sous aucun prétexte !

Maison de la danse, 14 au 16 septembre

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