Dans le mur…

La promesse était emblématique du programme du candidat Trump. Elu, le 45e président des Etats-Unis a ratifié, avec une réelle célérité, le décret donnant officiellement corps au projet de construction d'un mur à la frontière avec le Mexique. Les Mexicains sont vent debout, la communauté internationale idem…

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Il voulait aller vite. Sur ce point, Donald Trump a tenu parole. L’homme du slogan « American first » poursuit le démantèlement de l’œuvre d’Obama, axant son action autour d’une politique économique à deux têtes - protectionnisme à l’extérieur, mais libéralisme intérieur - et d’une virulente lutte contre l’immigration clandestine, tout en validant des mesures coercitives à l’encontre des réfugiés et des ressortissants de pays musulmans. Le mur ? 1 600 km de long et un coût de l’ouvrage estimé à près de 25 Md$. Si les Américains paieront, Donald Trump l’assure : « Le Mexique remboursera ». Du côté d’Enrique Peña Nieto, président du Mexique, on s’y refuse. Et d’appeler les consuls en poste aux Etats-Unis à entrer en résistance « pour défendre les droits des migrants mexicains » et de montrer les muscles sur la scène internationale en menaçant de se retirer du traité de libre-échange nord-américain. L’armée (diplomatique) mexicaine en ordre de marche…
En marche, lui l’est plus que jamais. En pleine primaire citoyenne, Emmanuel Macron - comme Jean-Luc Mélenchon dans une certaine mesure - a occupé le terrain. A l’instar de cette ombre qui glisse le long du mur. Discrète mais omniprésente. Lors du duel Hamon/Valls, chaque protagoniste a exposé ses arguments : l’ex-Premier ministre a clairement fait du travail, de sa défense et de sa promotion, son cheval de bataille ; l’ex-ministre de l’Education a défendu les 32 heures et la baisse du temps de travail, condition sine qua non à l’attribution d’aides aux entreprises. Deux programmes fort éloignés (irréconciliables ?) à en juger par la mesure phare de Benoît Hamon, le revenu universel. Au pied du mur, l’auteur de cette proposition précise son financement : « Par un transfert de richesses et des prélèvements nouveaux ». Manuel Valls fustige le coût exorbitant - 400 Md€ - et caviarde cette mesure sur l’autel de la crédibilité.
Feuille de paie contre feuille d’impôt. Le match est lancé entre deux visions divergentes d’une société de l’argent-roi. Dans notre « ploutocratie », les affaires ne s’arrêtent jamais. De celle mettant en cause Penelope Fillon, qui aurait perçu quelque 500 000 € d’argent public en qualité d’attachée parlementaire, un poste qu’elle ne semble pas avoir beaucoup investi. Ou de celle affectant Macron, accusé d’avoir usé d’une partie de l’enveloppe (150 000 €) débloquée pour son ministère de l’Economie pour constituer son mouvement. Toute la lumière n’a pas encore été faite. Mais on sait que les murs ont des oreilles…

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