AccueilSociétéDéveloppement Local - Logement social : l'épineuse problèmatique du coût de construction

Développement Local - Logement social : l'épineuse problèmatique du coût de construction

Le congrès de l'Union sociale pour l'habitat 2014 aura lieu cette année à Lyon, au parc des expositions Eurexpo, les 23, 24 et 25 septembre.

ActualitéSociété Publié le ,

L’occasion de faire le point sur l’évolution du logement social au cours d’un petit-déjeuner débat réunissant trois poids lourds présents dans la région : l’Opac du Rhône, Grand Lyon Habitat et ICF Habitat Sud-Est Méditerranée.

La population de l’agglomération lyonnaise augmente sans cesse ; d’anciens quartiers sont rénovés ; les investisseurs institutionnels se désengagent du logement. Conséquence : les appartements privés à loyers modérés - « le parc social de fait » comme le nomme François Béraud, directeur du développement et du patrimoine de Grand Lyon Habitat - disparaissent, accentuant d’autant la pression sur le parc public. Et cette pression est éloquente : la demande de logement social a augmenté de 50 % en dix ans. A ce jour, grâce au fichier commun à tous les bailleurs sociaux récemment mis en place, on sait qu’il existe 50 000 demandeurs sur le département du Rhône pour l’obtention d’un logement social. Sachant que 14 000 logements sont disponibles chaque année (80 % de rotation, 20 % de neuf), cela génère une file d’attente de quatre ans ! Autres enseignements tirés des statistiques : 75 % des demandeurs ont des revenus inférieurs au seuil d’attribution des logements les plus sociaux (PLAI). On sait également que 30 % habitent déjà dans le parc HLM et que 30 % sont hébergés chez quelqu’un. « Il existe un phénomène de paupérisation qui s’accélère, constate Michel Micoulaz, directeur du département développement et aménagement et actuellement directeur général par intérim de l’Opac du Rhône. Depuis un an et demi, les dettes de loyer s’accentuent et pas du fait de mauvais payeurs ; il y a de réelles difficultés ». L’un des enjeux réside donc dans la maîtrise des loyers, qui passe par le contrôle des coûts de construction et la bonne adéquation entre le logement proposé et la composition du foyer. Florence Lemey, directrice de programmes (Rhône-Alpes et Bourgogne) de ICF Habitat Sud-Est Méditerranée, cite par exemple le cas des réhabilitations : « Auparavant, nous réalisions une simple rénovation des bâtiments. Aujourd’hui, nous en profitons pour adapter les appartements. La grand-mère n’a pas besoin de conserver son T4 familial. Nous analysons également les possibilités de densification. Dans notre parc, nous possédons énormément de petits bâtiments implantés sur de grands terrains. Nous pouvons densifier et compléter les typologies de logements pour faciliter le parcours résidentiel ». .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5119 du samedi 20 septembre 2014

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