AccueilSociétéDéveloppement local - Aménagement urbain - La Confluence se jette à l’eau !

Développement local - Aménagement urbain - La Confluence se jette à l’eau !

Le slogan « Welcome on board » donne de suite le ton (on aurait préféré cependant Bienvenue à bord…) avec une ambiance fluviale.

ActualitéSociété Publié le ,

Avec une architecture qui se définit entre ciel et eau, dans le style d’un navire de croisière à la flottaison bien ancrée, agrémentée d’hublots et autres vues sur la darse entre Rhône et Saône. Pour la circonstance, le toit de deux hectares s’appellera même le « deck » (pont d’un bateau) et à n’en pas douter les restaurants en terrasse auront une vue bien aquatique, sirènes en moins.
Avec l’esprit coursives de bateaux, les allées complètent le tableau d’un centre tout entier dédié aux loisirs et au commerce, dont le « Pacha » n’est autre qu’Unibail Rodamco.
Ce sont donc 53 000 m2 (pour un budget de 300 M€) qui accueilleront six jours sur sept une centaine d’enseignes, dont la locomotive alimentaire sera pilotée par les 4 000 m2 de Carrefour (l’enseigne n’étant pas définitivement arrêtée à ce jour), l’hôtelière par Novotel (150 chambres) ou encore les nouvelles technologies par Apple-Store qui hésite à communiquer officiellement sa venue.
Si Monoprix sera présent avec un concept orienté sur la personne, les discussions avec Mark & Spencer sont toujours en cours, semble-t-il. La quinzaine de restaurants présents pourra accueillir les 6 à 7 millions de visiteurs escomptés annuellement avec un parking de 1 500 places seulement (dont celles de l’hôtel Novotel), soit 2,9 places par 100 m2 de commerce. A ce propos, Unibail Rodamco précise : « On ne voulait pas 8 000 places avec des gens et leurs caddies ! »
Les transports en commun, surtout lorsque la liaison du T1 sera prolongée de l’autre côté du Rhône, mais aussi une navette fluviale payante « Bondy-Saint-Antoine-Bellecour- Confluence » devraient résoudre le problème d’accessibilité en bout de ville. « La Confluence n’est pas un centre de périphérie, mais bien un centre de loisirs et de commerce urbain au coeur d’un quartier en devenir », insiste malgré tout Gérard Collomb.
Ni chauffé, ni climatisé le pôle ouvert sera cependant « confort » et architecturé en intérieur par un mur d’eau et un autre d’escalade de 20 mètres de haut, dix-sept îlots végétalisés, un ludopôle, un espace polysensoriel orienté nature ou encore des sculptures végétales.
Il reste donc un peu moins de trente jours au commandant Stéphane Psomiadis, directeur du centre, pour astiquer ses galons et vous dire « Bienvenue à bord ».

Michel Godet

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