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Cyclik, le vélo en bambou made in France

Dans son atelier au Bel-Air Camp de Villeurbanne, Félix Hébert conçoit à la main des cadres de vélo en bambou et peaufine ses modèles sur-mesure.
Cyclik, le vélo en bambou made in France

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Depuis son plus jeune âge, Félix Hébert est passionné par la petite reine. Enfant, il passe le plus clair de son temps à dévaler les kilomètres de route de sa Haute-Savoie natale. Curieux et touche à tout, il aime aussi monter et démonter son deux-roues pour en examiner les rouages, la configuration du cadre, les jonctions, le design de la selle…

À 16 ans, il s'engage dans la compétition mais fait le choix, quelques années plus tard, de ne pas poursuivre en professionnel pour se consacrer à ses études d'économie et de management à Lyon. «Sans regret, même si, parfois, forcément, en voyant certains potes faire le tour de France, ça donne envie », avoue le jeune homme. Salarié dans un cabinet d'audit financier, il a une idée en tête : fabriquer un vélo en bambou. En 2016, à l'aube de ses trente ans, il décide de quitter son poste pour créer sa start-up, Cyclik.

«J'ai choisi le bambou pour sa rigidité qui reste très confortable. Les fibres absorbent les vibrations, ce qui permet de rouler avec plus d'aisance qu'avec un cadre en carbone ou en acier», explique t-il.

Il rejoint alors l'Incubateur Jean Moulin Lyon III. Un premier love money de 10 000 €, un financement Inovizi de 12 000 € et une bourse French Tech de 30 000 €, lui permettent de valider son projet. En 2017, son prototype est certifié ISO 4210 qui garantit la résistance et la longévité de son vélo et il remporte le prix de la start-up la plus innovante lors du concours de la Foire de Lyon.

Cyclik est une production française. Les chaumes de bambous viennent d'Anduze, les jonctions de lin de Normandie et les pièces métalliques de Haute-Savoie. Seules les roues proviennent de Suisse mais un projet est en cours avec fabricant Asterion à Charly (69).

Destinés aux cyclo-sportifs en quête de confort, «l‘artisan-startupeur» adapte ses vélos aux besoins de chacun.

«J'aime bien comparer mon métier à celui d'un tailleur. Je prends les côtes de mes clients, bras, buste, épaules. Le client fait aussi le choix de ses périphériques sur catalogue. Je passe près de 50 heures sur la réalisation de leur vélo 100% personnalisé», souligne Félix Hébert.

En moins d'un an, Félix Hébert a réalisé une quinzaine de modèles uniques avec quatre gammes disponibles du VTT au vélo de ville dont le prix démarre à partir de 3 000 €.

Seul à la tête de Cyclick et avec un CA prévisionnel de 50 000 € pour 2018, Félix Hébert envisage désormais une levée de fonds pour développer sa petite entreprise et embaucher un commercial.

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