AccueilActualitéSociétéCybersécurité : "La menace sur les entreprises ne va pas se calmer en 2022"

Cybersécurité : "La menace sur les entreprises ne va pas se calmer en 2022"

Le colonel Jean-Christophe est à la tête de la direction zonale de la DRSD (Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense) basée à Lyon. Il explique pourquoi la menace cyber n’a jamais été aussi grande.
Cybersécurité : "La menace sur les entreprises ne va pas se calmer en 2022"
© DRSD - La crise du Covid a joué le rôle d’accélérateur. On parle de « tsunami cybernétique ».

ActualitéSociété Publié le ,

Quel est l’état de la menace aujourd’hui et comment pourrait-elle évoluer pour les années à venir ?

"Nous sommes aujourd’hui en guerre économique, dans un contexte où la menace de cyberattaques est agitée de façon décomplexée par certains grands états. Les agressions sont de plus en plus nombreuses. Il faut être clair : nous n’avons pas de vrais amis.

La crise du Covid a joué le rôle d’accélérateur. On parle de « tsunami cybernétique ». En 2020, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, l’Anssi, a relevé quatre fois plus d’attaques qu’en 2019. L’année 2021 se déroule sur les mêmes bases.

La menace ne va pas se calmer en 2022, bien au contraire. Avec l’arrivée effective ou programmée de nouvelles technologies ou applications, telles que la domotique, la voiture autonome, on peut l’imaginer. Car tout ce qui est connecté est par nature piratable."

"Dans notre service, je veux des paranoïaques sereins"

A Lyon, la DRSD sur le front face aux cyber menaces

Vers quelles solutions se tourner dans un monde toujours plus connecté justement ?

"D’une manière ou d’une autre, il faut recréer des barrières, renouer avec une forme de patriotisme économique qui a toujours existé dans certains pays. Et ouvrir les yeux. Dans notre service, je veux des paranoïaques sereins : pas de naïveté, pas d’hystérisation de le menace."

Quels conseils donneriez-vous à des entreprises victimes d’une cyberattaque ?

"Ce que l’on appelle le « hack back », c’est-à-dire la riposte numérique ou cyber légitime défense, ne représente ni une bonne idée ni une bonne solution. Le risque d’escalade est à prendre en considération.

De la même façon, en cas de rançongiciel par exemple, payer ne veut pas dire être tranquille pour autant. Car cela n’empêche pas forcément un vol de données au passage. Mon conseil aux entreprises et organisations travaillant en lien avec la défense est simple : en cas de problème, appelez notre service, nous vous dirons quoi faire."

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