AccueilDossiersDepuis Lyon, les agents de la DRSD engagés sur le front de la cyberguerre

Depuis Lyon, les agents de la DRSD engagés sur le front de la cyberguerre

Basée à Lyon, la direction zonale de la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD) veille à la sécurité des entreprises et organisations en lien avec la Défense. Une mission cruciale sur fond de cyberguerre.
Depuis Lyon, les agents de la DRSD engagés sur le front de la cyberguerre
© DRSD

Dossiers Publié le ,

"Si les Américains ou les Chinois nous écoutent aujourd’hui dans cette salle, et bien tant mieux. Au moins ils sauront que l’on sensibilise les entreprises françaises aux risques de cyberattaques…"

Habits civils mais rigueur militaire, le colonel Jean-Christophe - tel qu’il se présente puisque son identité doit demeurer secrète - donne le ton. Expérimenté, l’homme est à la tête de la direction zonale de la DRSD, la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense. Un service rattaché au ministère des Armées basé quartier Général Frère, dans le 7e arrondissement de Lyon.

Face à lui dans une salle de l’Hôtel de la Métropole de Lyon à l’atmosphère studieuse, des patrons de PME, des dirigeants d’ETI, ou encore des responsables de services informatiques venus de toute la région.

Ce mercredi 30 octobre, ils sont une centaine à participer à une journée de sensibilisation aux risques liés aux cyberattaques. Tous opèrent, directement ou non, dans le domaine de la défense, le champ d’action précis de la DRSD.

Des opérations de sensibilisation régulières à Lyon

Deux à trois fois par an, celle-ci organise ce type d’opération de sensibilisation à Lyon, des rendez-vous destinés en premier lieu aux entreprises de taille modeste ou intermédiaire. Elles s’avèrent le maillon faible de la chaine dans la cyberguerre mondiale qui a déjà débuté. Passer par les sous-traitants pour s’attaquer aux grands groupes est une technique établie.

Terminé les escarmouches, ce sont de vraies batailles que se livrent Etats, services secrets et électrons libres du dark web. Avec, comme dans le champ du terrorisme, une frontière parfois très poreuse entre cyberguerre et cybercriminalité.

Chine, Russie, Etats-Unis, des stratégies de plus en plus offensives

De plus en plus de pays montrent les muscles. Et de défensive, la stratégie de nombre d’entre eux est devenue offensive. La Chine, la Russie et les Etats-Unis possèdent une réputation qui les précède, des armées de hackeurs au service du parti unique en passant les officines pro-Kremlin jusqu’aux grandes oreilles de la NSA.

Mais d’autres pays moins exposés médiatiquement, comme le Brésil, lsraël, l’Iran, la Corée du Nord ou encore… l’Allemagne n’en sont pas moins actifs, chaque nation possédant sa « spécialité ».

Dans ce contexte troublé, si toutes les entreprises ou organisations françaises peuvent potentiellement être victimes de cyberattaques (Airbus, Sopra Steria ou encore l’hôpital de Villefranche-sur-Saône dans un passé récent), celles gravitant dans le domaine de la défense réclament une attention particulière. Question de sécurité nationale, mais aussi de souveraineté.

Le ministère des Armées recrute des "cybercombattants"

Une priorité reconnue en haut lieu, puisque le 8 septembre dernier, la ministre des Armées Florence Parly a annoncé le recrutement d’ici à 2025 de 770 cybercombattants en plus des 1100 initialement prévus.

« D’un nouvel espace de conflictualité, nous en sommes aujourd’hui à nous interroger sur l’existence d’une guerre froide dans le cyberespace », a délivré ce jour-là Florence Parly pour justifier cette volonté. Certaines recrues rejoindront sans doute Lyon et la DRSD (...)La suite de cet article est réservée à nos abonnés. 

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?