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Création plurielle au festival Sens Dessus Dessous

Publié le - - Spectacle vivant

Création plurielle au festival Sens Dessus Dessous
Lena Pinon-Lang - MASS, chorégraphie de Pierre Pontvianne

Voilà huit ans déjà que le festival Sens dessus dessous bouscule nos certitudes chorégraphiques. Tout en cultivant des fidélités qu'a toujours eu la Maison de la Danse envers les artistes qu'elle soutient.

C'est ainsi qu'on retrouve dans l'affiche de ce festival fouisseur des noms connus et d'autres moins connus, des artistes d'ici et d'ailleurs, des esthétiques plutôt théâtrales ou au contraire plutôt conceptuelles, les hybridations et les croisements. Leur dénominateur commun étant un goût prononcé pour la recherche et l'expérimentation.

Que ce soit celle de Pierre Pontvianne, qui continue discrètement mais sûrement sa quête d'absolu, avec MASS, pièce de groupe particulièrement singulière ou celle d'Amala Dianor, interprète éblouissant de Emmanuel Gat (entre autres) qui construit un dialogue entre vocabulaire classique et street-dance avec neuf interprètes.

Ou Oona Doherty, l'enfant terrible de la danse irlandaise qui pour cette pièce créée en avril dernier pour la Biennale du Val-de-Marne, convoque les figures de déesses païennes et de sorcières pour donner à voir une sorte de rituel moderne de femmes revendiquant haut et fort leur féminité sensuelle et leur féminisme assumé en un revival très seventies.

Ou encore Giselle Vienne qui emmène elle aussi ses interprètes dans une transe collective dans Crowd et nous transporte à Bonlieu pour voir cette proposition. Et surtout La Veronal, un collectif qui sévit depuis longtemps à Barcelone et à l'international sans jamais être passé par la capitale des Gaules et propose des univers sombres et puissants qui puisent leur inspiration dans le cinéma, les arts plastiques et le théâtre.

Sans oublier le collectif (La) Horde qui a pris possession du Ballet national de Marseille en juin dernier à la surprise générale et présente ici sa dernière pièce Marry Me in Bassiani qui mélange techno et danses traditionnelles géorgiennes.

Nouveauté de l'année, des jeunes artistes d'ici présentent des extraits de travaux en cours (voir encadré).

Maison de la Danse et autres lieux, 8 au 25 mars, www.maisondeladanse.com

Création émergente

Labellisée pôle européen de la création, la Maison de la Danse accueille trois jeunes compagnies régionales. Chacune d'elle est invitée à présenter son travail en cours au Studio Jorge Done pour ensuite partager l'expérience avec le public.

Celui-ci est plongé dans trois univers très différents ; celui de Joanna Schweizer, chorégraphe et musicienne, celui du collectif A/R qui axe sa recherche sur les frottements entre musique live, danse et espaces publics et celui de Benjamin Coyle, qui délivre une danse très conceptuelle. Les 13 et 17 mars sur réservations.




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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