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CRCC de Lyon : Sylvain Boccon-Gibod, nouveau président

CRCC de Lyon : Sylvain Boccon-Gibod, nouveau président
L.Odouard

Vie juridiqueChiffre Publié le ,

« Ce n'est ni un abandon, ni un renoncement. Au contraire. Ce changement est un choix stratégique, réfléchi. Il s'avère primordial de désigner un nouvel interlocuteur pour dialoguer avec nos instances. Sylvain va nous permettre d'enclencher une nouvelle dynamique. Il a toute ma confiance ». Non sans émotion, Olivier Arthaud, qui présidait depuis quatre ans aux destinées de la CRCC de Lyon (ndlr : 900 commissaires aux comptes inscrits sur l'Ain, le Rhône et la Loire), a, au terme de son allocution prononcée à l'Espace de l'ouest lyonnais, transmis le flambeau à Sylvain Boccon-Gibod, vice-président sortant. Après avoir dressé le bilan de sa mandature, marquée au fer rouge par le combat ardu mené contre la loi Pacte, « injuste, prise trop vite, et dont les conséquences seront terribles pour la profession », Olivier Arthaud a appelé cette dernière a tourné son regard vers l'avenir, à se reconstruire et à renouer avec les instances nationales. Pour y parvenir et personnifier au mieux cette période de transition qui s'ouvre, un changement d'interlocuteur s'imposait. Cet interlocuteur prendra les traits de Sylvain Boccon-Gibod, dont les états de service sont évocateurs : 18 ans d'expérience dans le secteur de l'audit, 10 ans de commissariat aux comptes auprès de petites et grandes entreprises, élu à la CRCC depuis 6 ans, dont 4 en qualité de vice-président.

Le challenge est immense pour celui qui se dit « très heureux d'apporter sa pierre à l'édifice afin de poursuivre l'action de la CRCC ». Et d'ajouter lors de son premier discours, drapé de ses nouvelles fonctions : « Nous devrons ensemble gérer des transitions majeures, en particulier celle liée aux mutations technologiques et numériques qui impacteront fortement notre mode d'exercice. L'enjeu dans les mois à venir est de conserver une profession forte, indépendante, acteur influent de la vie économique. N'oublions pas que notre profession délivre de la confiance. Mais avant tout, nous nous devons d'avoir confiance en nous ! »

"Beaucoup de raisons d'être inquiet"

Invité par Olivier Arthaud à venir s'exprimer lors d'une conférence intitulée « La nostalgie est-elle le meilleur moyen de dessiner le futur d'une profession ? », Jean-Louis Mullenbach, associé du cabinet AEquido, en a profité pour livrer un état des lieux de la situation économique et social de la France. Selon lui, « il y a beaucoup de raisons d'être inquiet, avec la montée des dettes publiques mondiales, le Brexit, les guerres commerciales, la hausse de l'endettement des entreprises et des ménages, le risque climatique… » Jugeant la situation économique et financière domestique « épouvantable », il a souligné l'érosion de la confiance des Français dans les institutions, les élus… Abordant le monde de l'audit, il a fustigé la suppression des CAC en France : « Nous sommes toujours à contre-courant. La profession devrait passer de 13 000 CAC aujourd'hui à 3 000 dans une décennie. Quelle brutalité ! La mission des CAC est mésestimée. Il faut se battre. Jouer à fond la carte des niches, du local, de l'intérêt général ».

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