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Cours d’appel jumelées France-Algérie - Des rencontres pour un second souffle

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Cours d’appel jumelées France-Algérie - Des rencontres pour un second souffle
Ces 2es Rencontres étaient placées sous la présidence d'honneur de Michel Mercier, ministre de la Justice. Ce dernier s'est félicité de la synergie binationale construite sur le terrain, ainsi que des excellents résultats dus à l'engagement de tous. Et d'ajouter : « Les jumelages sont un signe fort du renforcement des liens entre nos juridictions. De plus, une meilleure connaissance des dossiers permet d'aller plus loin et plus vite et de trouver des meilleures solutions ». (© Michel Godet)

En mai 2005, un accord de coopération binational est signé par les deux ministres de la Justice à des fins d’échanges d’informations, de traitement et de consultations dans le cadre d’un jumelage, mais aussi de poursuite du processus de dialogue et de rapprochement entre l’Algérie et la France. A ce propos, notons les jumelages de Paris et d’Alger, de Bordeaux et d’Oran, de Tlemcen et de Montpellier, de Grenoble et de Constantine, de Colmar et de Sidi Bel Abbès, ainsi que de Lyon et d’Annaba.

En mai 2005, un accord de coopération binational est signé par les deux ministres de la Justice à des fins d’échanges d’informations, de traitement et de consultations dans le cadre d’un jumelage, mais aussi de poursuite du processus de dialogue et de rapprochement entre l’Algérie et la France.
A ce propos, notons les jumelages de Paris et d’Alger, de Bordeaux et d’Oran, de Tlemcen et de Montpellier, de Grenoble et de Constantine, de Colmar et de Sidi Bel Abbès, ainsi que de Lyon et d’Annaba. Si la première rencontre s’est déroulée à Tunis, les deux gardes des Sceaux, Michel Mercier côté français, ont choisi Lyon comme deuxième ville d’accueil. Avec la volonté commune de découvrir, de partager et d’échanger des bonnes pratiques.
Le procureur général près la cour d'appel de Tlemcen, Benkatir Benaïssa, ayant même rappelé, lors de la signature de la convention de jumelage, les étapes de la réforme de la justice algérienne : la modernisation des moyens de gestion, la réforme pénitentiaire, la refonte et l'enrichissement de la législation, la promotion des ressources humaines ou encore la coopération internationale. Une volonté à laquelle les chefs de cour souhaitent donner corps.
Entre 2005 et 2010, au cours de 22 visites, ce ne sont pas moins de 36 magistrats algériens qui ont été reçus en France et 38 magistrats français reçus en Algérie. En plus, une convention de jumelage entre la Cour suprême algérienne et la Cour de cassation française a été établie en 2002 puis réactivée en 2011.

« Un programme riche et ambitieux pour nourrir nos réflexions communes »

Dans ses propos liminaires, le Premier président de la cour d’appel de Lyon, Jean Trotel (photo 1), n’a pas manqué de rappeler que les jumelages traduisent une volonté de renforcer les rapports de confi ance ou encore d’améliorer les coopérations juridiques et judiciaires. « Il nous faut progresser afin d’avoir un impact concret et réel », a-t-il ajouté. A l’entendre, on comprend que les magistrats aient enfin envie de « rentrer dans le dur de ces coopérations », ce que d’aucuns leur reprochaient de ne pas faire suffisamment.
Ainsi, entre les cours de Lyon et d’Annaba, des perspectives sont actées, pour ne citer que les échanges réciproques de stagiaires, des développements communs en rapport avec les NTIC, la désignation d’un magistrat référent ou encore la création d’une liste de contacts communs. « Somme toute, un programme riche et ambitieux pour nourrir nos réfl exions communes ». Dans ce processus, il est vrai que certaines cours ont moins bien réussies que d’autres, pour ne parler que des « trois années sabbatiques » enregistrées entre Paris et Alger, voire la « pause » observée entre Oran et Bordeaux depuis 2009 ! Changements de chefs de cour et surcharge de travail pouvant expliquer que certains jumelages fonctionnent moins bien que d’autres, quand bien même le bilan général est positif et assoit le socle du partenariat judiciaire franco-algérien. Quant au procureur général Jacques Beaume (photo 2), il a montré, dans ses propos de conclusion, une grande satisfaction, mais aussi une nécessité d’aller de l’avant et d’être encore plus opérationnel. Chacun s’est plu à faire sienne la devise d’Albert Camus : « C’est écrit, nous réussirons ».

Michel Godet




GiB
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