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Coups de gueule

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Des signaux au vert, un optimisme en voie de généralisation, un redressement amorcé… Les divers indicateurs socio-économiques valident une France en mode reconquête, de nouveau sûre de sa force : les créations d'entreprise ont crû de 6,7 % dans l'Hexagone en 2017, les industries affichent des carnets de commandes garnis, l'activité globale des services se renforce, celle du bâtiment et des travaux publics demeure soutenue… Le climat des affaires est bon. Et pourtant, ici et là, la colère gronde…

Des professionnels exaspérés ! Partout ! Chefs d'entreprise, agriculteurs, viticulteurs, artisans, commerçants, routiers… En cause ? La pression fiscale, les lenteurs administratives, l'insécurité… Parmi les plus vindicatifs, on retrouve les policiers qui ont exprimé leur ire en début d'année, apostrophant leur ministre de tutelle afin de dénoncer les agressions violentes, notamment à Champigny-sur-Marne. Gérard Collomb, qui a réitéré sa volonté d'en finir avec cette « société de la violence », entend renforcer les effectifs et compte sur le déploiement de la police de sécurité du quotidien. Angoisse similaire chez les soldats du feu, cibles récurrentes de jets de pierres lors d'interventions. Pour en finir avec cette situation « intolérable », la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France a lancé le hashtag « Touche pas à mon pompier ». Un slogan et une campagne de sensibilisation du grand public pour souligner le quotidien anxiogène et difficile de ceux qui « nous protègent ». La même atmosphère méphitique entoure les gardiens de prison. Agressés, en manque de moyens humains et matériels, fustigeant la faiblesse des réponses judiciaires et législatives, ils sont passés à l'action, bloquant les établissements pénitentiaires. Ils en appellent au gouvernement.

Comme les acteurs économiques lyonnais, dont les vœux offensifs ont permis d'appréhender leur détermination, mâtinée de crainte. Dans son costume de président du Medef Lyon-Rhône, Laurent Fiard a appelé à lever les obstacles qui grèvent les entreprises, qui assèchent les velléités d'innovation et d'investissement, qui mettent à mal l'esprit d'entreprendre et qui pénalisent les candidats à l'export. De son côté, Emmanuel Imberton, président de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne, se rangeant pour 2018 sous la bannière du « combat, de la conviction et de la conquête », a laissé libre cours à un coup de gueule : « L'A45, dossier bouclé depuis longtemps, dont les recours sont épuisés et les financements trouvés, n'attend que la signature du ministre. Ceux qui s'opposent à ce dossier prendront une lourde responsabilité pour l'avenir ».

Alors quel paradoxe ! Jeter l'opprobre sur les sceptiques de la pire espèce et ajouter, dans cet édito, sa voix au concert des Cassandre en mettant en lumière ce qui ne va pas ! Certes, mais si notre travail est de souligner les points positifs, ceux de l'économie domestique en particulier, il entend aussi ne pas passer sous silence les déboires de ces femmes et de ces hommes de cette société à l'œuvre, laborieuse, créative, empathique, dévouée, solidaire, active, et furieusement passionnée. Au bénéfice du plus grand nombre…

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