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Cottavoz peintre, exposé à Lyon

La peinture puissante presque charnelle d'André Cottavoz illumine depuis quelques jours les cimaises de la galerie Michel Estades de Lyon. Une peinture figurative virile et flamboyante qui séduit le visiteur par la force qui s'en dégage.
Cottavoz peintre, exposé à Lyon

CultureExposition Publié le ,

Après avoir fondé avec ses amis de l'Ecole des Beaux-Arts de Lyon Fusaro, Truphémus et Charrin le groupe des « Sanzistes » ou « la Nouvelle figuration de l'école de Lyon », qui privilégiait une certaine lumière spontanée semblant jaillir de l'intérieur du tableau, Cottavoz s'en distingue par l'épaisseur de sa peinture dont les aspérités accrochent la lumière qui vibre à la surface de la toile : une démarche bien différente !

Peintre français, André Cottavoz (1922 Isère – 2012 Vallauris) est né dans une famille modeste qui encourage cependant son sens artistique précoce. Il est admis à 17 ans à l'Ecole des Beaux-arts de Lyon mais doit rapidement interrompre ses études en 1942 car il est réquisitionné et intégré dans le service du travail obligatoire (STO) puis déporté en Autriche.

Ses longs mois de captivité le marquent terriblement, rendant son retour à Lyon difficile car il s'adapte mal à sa nouvelle vie. Il reprend ses études lyonnaises et retrouve ses amis pour créer le mouvement « Sanzisme ».

Il quitte ensuite Lyon pour s'installer à Vallauris. Peintre, graveur et céramiste, André Cottavoz a exposé régulièrement à Paris à de nombreux Salons et à l'étranger. Plusieurs musées français et internationaux collectionnent ses œuvres mais la majorité d'entre elles se trouve au Japon.

Il traite ses motifs d'une pâte épaisse qu'il malaxe en profondeur, superposant ses couches de peinture en les posant sur sa toile à la truelle, au couteau, parfois à la brosse et souvent même avec les doigts.

Sa touche très accidentée accroche la lumière et sa palette privilégie les tonalités vives (La Mer, La Corse) et aussi les tons pastel (Rue de Paris) mais elle peut être parfois presque monochrome (Rue de Paris).

Ses explosions picturales lumineuses traduisent sa vision personnelle des villes et du Midi qu'il affectionne (Collioure, Le marché aux poissons du port) qu'il peint toujours avec fougue et poésie.

L'exposition réunit une quarantaine de peintures toutes plus lumineuses les unes que les autres ! Des scènes de rue comme Rue animée, une grande toile magnifique au relief puissant ; Le Restaurant devant la mer aux couleurs éclatantes.

Rue animée

Lui faisant face une peinture très raffinée dans les tonalités de blancs et de verts pâles, presque monochrome : Nu couché à la tasse de thé. Puis quelques bonnes toiles de petits formats dont Les Oignons de 1953.

Le déjeuner aux deux Magots, aux couleurs vert pâle d'une extrême douceur, invite le public à rêver en s'évadant dans Paris. Chaque tableau de Cottavoz force l'admiration des visiteurs par la variété de leurs couleurs, par leur matière si vivante que l'on voudrait la toucher, et par leur composition et mise en page très modernes.

Une peinture « en trois dimensions » ; une peinture de maçon solide, lumineuse, dont l'étonnante présence et la hardiesse du style stimulent celui qui la regarde. Pour André Cottavoz, « peindre c'est presque sculpter ».

Jusqu'au 30 juin 2018, galerie Michel Estades

Roses rouges

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