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Continuité dans l'excellence

Martha Argerich, Piotr Anderszewski et Alexander Melnikov figurent parmi les têtes d'affiche de la prochaine saison de Piano à Lyon qu'ouvre Luis Fernando Perez.
Continuité dans l'excellence
© : DR - Martha Argerich et Nicholas Angelich, ensemble la saison dernière, en ordre dispersé la prochaine.

CultureMusique Publié le ,

Une lecture rapide de la 12e saison de Piano à Lyon pourrait donner l’impression que, on prend les mêmes et on recommence. Un peu comme le Festival de Roque d’Anthéron. Disons plutôt que Jérôme Chabannes s’inscrit dans la continuité, apportant chaque année quelques petites touches qui se retrouveront dans l’édition suivante. Qui s’en plaindrait ? Les bons pianistes de manquent pas. Les très bons, ceux qui allient technique et musicalité, ceux qui ont quelques chose à dire, ne sont pas légion.


Avec son cheval de bataille, les Goyescas de Granados, Luis Fernando Perez, symbole de la vitalité du piano espagnol, ouvre cette dernière saison à la Salle Rameau. En juin prochain, le bâtiment, vendu à un opérateur privé, changera d’affectation, obligeant Piano à Lyon à réintégrer la Salle Molière. Dans son sillage, les habitués nourriront l’affiche. Première d’entre eux, Martha Argerich qui retrouvera un vieux complice, Stephen Kovacevich, son troisième époux, dans un programme à quatre mains autour de Debussy et Rachmaninov (avril). Gautier Capuçon et Frank Braley joueront l’intégrale des sonates pour violoncelle et piano de Beethoven (décembre) Autre fidèle, Michel Dalberto boucle la saison sur des pièces de Franck, Fauré et Beethoven.


Philippe Bianconi (novembre), David Fray (mars), François-Frédéric Guy (février) qui entame un cycle Brahms, et surtout Nicholas Angelich (décembre), défendront la french touch. Les Sœurs Labêque, toujours aussi percutantes, joueront Stravinsky et Bartok (janvier). Pour son 70e anniversaire, Elisabeth Leonskaja fait une tournée européenne et s’arrête à Lyon le 15 mars pour jouer Schubert et Tchaïkovski. L’énigmatique Piotr Anderszewski, si rare sur scène, revient dans sa ville d’adoption avec Bach, Schumann et Schubert (janvier).


Deux nouveaux venus cette saison, Christian Zacharias et Alexander Melnikov. Le premier nous invite à une l’immersion au cœur du romantisme d’outre-Rhin, avec toujours Schumann, mais aussi Schubert et Beethoven, ses fidèles compagnons de voyage (mai). Le second avait fait irruption dans l’univers du piano en jouant, à 12 ans, le premier concerto de Rachmaninov. Ce disciple de Sviatoslav Richter, qui le considérait comme « un talent de tout premier plan », sous contrat chez Harmonia Mundi, ce virtuose de 43 ans devrait créer la surprise de la prochaine saison musicale à Lyon.

pianoalyon.com

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