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Congrès de l’Association des Régions de France - Les Régions, terres d’avenir

Il y a une certaine frénésie parmi les présidents de Régions.

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Réunis dernièrement à Lyon dans le cadre du 8e congrès de l’Association des Régions de France (ARF), les élus ont vu dans leur boule de cristal que l’avenir de la France leur appartenait. Une boule de cristal empruntée à François Hollande qui a réuni le 12 septembre les présidents de Régions et qui a su leur parler. « On n’a peut-être pas vu la portée de la conférence de l’Elysée », indiquait d’ailleurs, grandiloquent, Alain Rousset, président de l’ARF et de la Région Aquitaine, se félicitant d’avoir parlé avec le président de la République du « coeur de métier » des Régions plutôt que d’avoir évoqué une énième fois les difficultés budgétaires. « On a constaté un engagement fort du président sur le service de l’emploi, les fonds européens et les compétences économiques », a-t-il rappelé durant le congrès de l’ARF. Et avant ce congrès justement, deux autres réunions ont même été organisées aux Affaires sociales et surtout à Bercy, sur le thème de la future Banque Publique d’Investissement (BPI).

« Travailler davantage sur les emplois de demain que sur ceux d’hier »

A Lyon, durant une journée et demi, les élus régionaux de toute la France ont débattu pour savoir comment ils allaient devenir les acteurs d’une nouvelle croissance, en termes d’agroalimentaire par exemple ou encore de transition énergétique et surtout, comment ils allaient décliner leurs compétences qui seront renforcées dans le cadre d’une nouvelle étape de décentralisation. Sur la gestion des fonds européens, qui devrait échoir aux Régions dès le 1er janvier 2013, Alain Rousset fait remarquer que la Région Alsace a mené une expérience concluante, avec une meilleure gestion que l’Etat n’a pu le faire jusqu’à maintenant. Concernant le service public de l’orientation et la carte des formations, il estime que les Régions sont les mieux placées pour faire coïncider in fi ne offre et demande d’emploi.
Sur la compétence économique, Alain Rousset renvoie la balle aux métropoles. « Ce que l’on ne veut pas, c’est qu’il y ait compétition entre deux territoires proches. Or, cette compétition n’existe pas entre Régions mais plutôt à l’échelle de quelques kilomètres ».
Surtout, c’est la BPI, cette instance qui devrait permettre aux entreprises d’emprunter, qui fait se pourlécher les présidents de Régions. A travers des conseils, des garanties, des aides en fonds propres, les Régions interviennent déjà en matière économique, aux côtés d’Oséo. Pour cette BPI, qui devrait aller beaucoup plus loin, les Régions se proposent d’assurer le front office. Manipulant déjà ce genre de dossiers, les Régions estiment être la bonne porte d’entrée de cette BPI. Pour Alain Rousset, l’enjeu sera d’aider les PME à devenir des ETI (établissements de taille intermédiaire), notamment pour être plus fortes dans l’innovation ou l’export.

Et les discours sont rodés pour montrer que la gauche prend bien ici en compte les enjeux de développement économique. Jean-Jack Queyranne, président rhônalpin, précisant qu’il ne voyait pas la BPI comme un « SAMU des entreprises » : « La BPI jugera les dossiers sur le projet industriel et il ne s’agira pas d’injecter de l’argent à fonds perdus dans une entreprise en difficulté. » Et Alain Rousset d’asséner : « On n’est plus dans la culture du canard boiteux. Nous devons travailler davantage sur les emplois de demain que sur ceux d’hier ».


A.R.

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