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Clust'R Numérique : le nouveau poids lourd du numérique européen

Clust'R Numérique : le nouveau poids lourd du numérique européen
Thierry Alvergnat

Economie Publié le ,

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Engagé dans un processus de fusion avec son homologue stéphanois Numélink, il deviendrait alors un cluster de poids, l'un des tout premiers à l'échelle européenne. Un séminaire de travail commun, le 6 septembre prochain au Puy-en-Velay, devrait entériner le projet.

Le cluster stéphanois Numélink, fruit de la fusion des clusters RhoneAlley (Vallée du Rhône) et Auvergne TIC, et le Lyonnais Clust'R Numérique, lui-même issu de la fusion d'Edit et de Grilog (Grenoble), devrait ne faire plus qu'un au 1er janvier 2017. Avec des antennes à Saint-Etienne, Roanne, Valence, Clermont-Ferrand, Lyon, Grenoble et dans les Savoie, il rayonnera sur tout le territoire de la région.

« La concentration des forces est nécessaire pour dépasser une taille critique afin de renforcer notre capacité de services pour nos membres. Nous pourrons ainsi mieux porter leur voix au niveau européen », estime Thierry Alvergnat, directeur du Cluster'R Numérique. Sur le papier, le nouveau-né représenterait 600 adhérents et emploierait 14 personnes.

Trois questions à Thierry Alvergnat

Quels sont les atouts de la nouvelle région en matière de numérique ?

Nous avions déjà un écosystème dense et hétérogène ; l'Auvergne vient enrichir nos atouts. Elle nous apporte son expertise en matière d'agriculture, encore peu développée, et dans la mobilité et la logistique. L'arrivée de grands comptes comme Michelin, Limagrin ou Centre France (La Montagne), qui sont de grands acteurs important dans le numérique auvergnat, renforcent notre poids en la matière. S'il est vrai que la métropole lyonnaise rayonne, chaque territoire cultive, en complément, son ADN numérique. Par exemple, à Grenoble, les objets connectés avec un pilotage scientifique et technique, à Clermont-Ferrand, c'est la partie du e-commerce, quand Saint-Etienne ou Annecy sont très en lien avec l'industrie. Chacun a sa richesse : nous sommes là pour favoriser les échanges de bonnes pratiques et de savoir-faire.

Ces atouts suffiront-ils pour rivaliser au niveau européen ?

Le territoire a pris conscience qu'il devait être attractif pour attirer les entreprises étrangères. C'est indispensable pour enrichir l'écosystème, le dynamiser et rattraper notre retard dans le nombre de projets européens portés. En retour, les leviers de croissance pour les entreprises du numérique se trouvent clairement à l'export. Nous devons travailler dans ce sens.

Néanmoins, la nouvelle région manque encore de compétences…

En effet, même si nous disposons de plusieurs excellentes écoles d'ingénieurs, cela ne suffit pas à répondre à la demande des entreprises. Les besoins ont explosé alors que certaines écoles ne forment pas plus d'étudiants qu'il y a 60 ans. Nous sommes en train d'étudier le phénomène pour essayer de faire sauter les verrous. Néanmoins, notre région bénéficie d'une forte attractivité auprès des talents. C'est un point positif.

Le Bivouac, accélérateur de start-up

Né à la veille de la fusion entre Auvergne et Rhône-Alpes, l'accélérateur de start-up auvergnat joue déjà un rôle important dans la promotion du numérique.

Clermont-Ferrand, quartier de La Pardieu. Sur 900 m2, une équipe de 4 permanents accompagne 8 start-ups fraichement sélectionnées (8 autres arriveront le mois prochain) pour bénéficier de l'expertise du Bivouac, et accueille une cinquantaine de jeunes entrepreneurs dans son espace de travail collectif.

Ce groupement d'intérêt public (GIP), mariage des intérêts publics, région Auvergne-Rhône-Alpes en tête, et de 9 partenaires privés (Michelin, Limagrin, Orange, Engie…) se mobilise pour l'écosystème numérique. « Nous travaillons pour lui dans sa globalité même si nous avons identifié quelques thématiques porteuses comme la mobilité, l'agriculture ou la santé », souligne Benoit Membré, directeur du Bivouac qui estime que son territoire (Clermont-Ferrand, Montluçon, Vichy, Le Puy-en-Velay, Murat) dispose d'un potentiel de 150 start-up qui pourraient être accompagnées ou en recherche d'accompagnement.

Une structure d'accélération de projets qui entend bien profiter de son intégration récente à la nouvelle région. « Nous jouons la carte de la région, car Clermont et Lyon sont clairement complémentaires. Nous nous sentons déjà pleinement intégrés dans les différentes structures régionales où nous avons une carte à jouer. Et dans cet état d'esprit collectif, nous soutenons les actions des uns et des autres », poursuit le directeur.

À la rentrée, le Bivouac lancera un gros appel à projet sur la thématique de la mobilité. Fédérant une cinquantaine d'acteurs autour de cette initiative, il compte déjà dépasser les frontières régionales en attirant des start-up françaises et étrangère

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