Clair-obscur

En quête d'aura sur la scène internationale, Gérard Collomb a peaufiné son rayonnement en effectuant un déplacement remarqué au pays du Soleil levant.

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Au Japon, le sénateur-maire de Lyon a rencontré Yoshihide Suga, numéro 2 du gouvernement nippon, et a mis en lumière les atouts de la métropole lyonnaise dans les domaines de l’économie, de l’environnement et de l’aménagement territorial. L’opportunité de valoriser le quartier Confluence et notamment Hikari (« lumière » en japonais). Premier îlot urbain à énergie positive signé de l’architecte Kengo Kuma, Hikari représente un ensemble de 12 800 m2, qui repousse véritablement les limites en matière de consommation énergétique.


L’édile n’en délaisse pas pour autant les feux de l’actualité locale, s’affichant, en ouverture du Festival Lumière, aux bras de la radieuse et éblouissante Monica Bellucci. Une belle manière, comme l’élu rhodanien le concédait, de recueillir des salves d’applaudissements et d’éviter de se faire conspuer. Un mal qui a touché le président de la région, Laurent Wauquiez, en proie à un sentiment de déréliction, doublé de colère, accueilli qu’il fût par une bordée de sifflets et de huées. Ce climat méphitique n’est que la traduction en décibels des relations tendues avec le monde culturel, déçu que la culture ne constitue pas un poste de dépenses majeur pour la Région, nonobstant les 78 M€ affectés. Les acteurs du monde culturel reprochent au nouveau boss d’Auvergne-Rhône-Alpes la baisse du budget débloqué pour ce secteur, mais plus encore le manque de clarté dans l’attribution, ou non, des subventions aux associations et aux événements. Rappelons ici que l’enveloppe régionale pour soutenir le Festival Lumière est dotée de 250 000 € !


Dans le berceau du cinéma, Catherine Deneuve n’a pas pris le dernier métro pour venir chercher le Prix Lumière 2016, succédant dans la litanie des « honorés », à l’emblématique Eastwood, aux célèbres Tarantino et Scorsese, ou encore au sulfureux Depardieu. Le soir de la cérémonie de remise du Prix Lumière, a été projeté le film de Rappeneau, Le Sauvage, pour lequel la « Belle de jour » a été nominée pour le César de la meilleure actrice en 1976. Il y a quarante ans donc, lors de la première édition de cette manifestation à la gloire du cinéma, animée par Pierre Tchernia, disparu ce 8 octobre, le Lyonnais Bertrand Tavernier décrochait le César du meilleur scénario original ou adaptation pour Que la fête commence… Nulle allusion cependant aux primaires de la droite – qui marquent officiellement le coup d’envoi de la grande campagne des présidentielles – ou de la gauche, et dont la finalité est d’éclairer les électeurs sur leur choix !

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