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Cinq universités pour un "établissement cible"

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Cinq universités pour un "établissement cible"
© Michel Godet - Jean-François Pinton, Michèle Cottier, Hamda Ben Hadid, Khaled Bouabdallazh, Eric Maurincomme, Jacques Comby et Frédéric Fleury

La vision d'avenir de la globalité du monde universitaire lyonnais (ou presque) est en marche avec à sa tête l'Université Claude Bernard Lyon 1, l'Université Jean-Moulin Lyon 3, l'Université Jean-Monnet Saint-Etienne, l'Insa Lyon et l'Ecole normale supérieure de Lyon.

Le projet 2020-2030, présenté par cette grappe universitaire a pour nom « construction de l'établissement cible ». Entendez, l'association, car on ne parle pas de fusion, de ces cinq structures, caractérisées par huit pôles, regroupant les laboratoire et formations : santé humaine, biosciences et sciences pharmaceutiques, sciences et humanités, ingénierie, économie – gestion – management, droit, éducation et sciences, technologie et société.

Un diagnostic a permis l'identification d'engagements partagés, ainsi que la formulation d'un ambitieux projet pour repenser la situation institutionnelle actuelle, histoire de mieux répondre aux besoins de l'enseignement supérieur et de la recherche de la région.

Les effets devraient également être positifs pour les étudiants, les communautés de chercheurs, d'enseignants chercheurs et les personnels.

Au-delà de ces analyses, les nouvelles missions s'accompagneront de l'accroissement de la qualité académique, du renforcement de la réussite étudiante, de la construction d'un seul et même établissement juste et respectueux de tous, de la contribution au développement global et s'entend, de promouvoir l'esprit européen.

Concrètement, cette nouvelle université va devoir appliquer un modèle de gouvernance à la hauteur de l'ambition du projet, -à savoir la création en 2020 d'un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPCSCP) d'un type nouveau et surtout dérogatoire, placé directement sous la tutelle du Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation (MESRI). Celui-ci qui lui en attribuera les moyens suite à un dialogue contractuel et pluriannuel.

Malgré tout, chaque pôle contribuant à la visibilité et l'attractivité internationales de l'établissement gardera son autonomie dans ses missions académiques, la gouvernance centrale demeurant la garante de la cohérence des orientations.

Une gouvernance à plusieurs têtes représentée par un comité d'orientation stratégique et une assemblée académique.

Une ombre au tableau

L'Université de Lyon 2 quant à elle est absente du projet pour cause « d'écarts de vision très importants sur la finalité de l'université cible » note à ce sujet Khaled Bouabdallah , président de l'Université de Lyon. Notons aussi l'absence et le retrait de Centrale Lyon qui ne veut pas perdre son identité, l'Institut de sciences politiques, l'ENTPE ou encore l'Enise qui forme à Saint-Etienne des ingénieurs. Malgré cela, l'Université de Lyon sera unifiée dès janvier 2020, avec une gouvernance mutualisée et une nouvelle personnalité morale et juridique.




Michel GODET
Journaliste

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