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Cinéma, art et poésie en soutien aux Indiens du Brésil

Quelques semaines après la venue à Lyon au Musée des confluences du cacique Raoni, l'Ucly (Université catholique de Lyon) sur son campus Saint-Paul a organisé avec le barreau de Lyon et la Métropole un festival Cinéma, Art et Poésie en soutien aux Indiens du Brésil, afin d'alerter tout un chacun sur les conséquences désastreuses de la déforestation en Amazonie.
Cinéma, art et poésie en soutien aux Indiens du Brésil
© Michel Godet 2019

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Accompagné par l'artiste Menalaw Sete qui est devenu son ami et que l'on surnomme au Brésil le Picasso Brésilien, Pierre Meynadier, auteur depuis 30 ans de nombreux films qui ont été vus sur le petit écran, a présenté son dernier opus « L'Origine » qui retrace sous forme de fiction « le mythe fondateur » du Brésil et les dysfonctionnements qui s'y produisent à présent, en particulier à l'encontre des indigènes amazoniens.

Une population que le pays spolie impunément de ses terres et forêts qui va jusqu'à mettre leur intégrité, mais aussi leur existence en cause. Plein de sensibilité et d'émotion, ce film de 50 minutes retrace d'une manière poétique le Brésil, mais aussi les vicissitudes qu'il a traversé et traverse même encore parfois.

Accompagné par deux indiens d'Amérique centrale de la tribu Kiriki en « costume local », Menalaw Sete qui présentait par ailleurs une très belle exposition de tableaux s'est également fait le défenseur de ces tribus sans atermoiement, mais avec beaucoup de réalisme.

Pour le vice-recteur Marc Olivier et le nouveau recteur Olivier Artus, la présence de cette délégation à l'Ucly démontre que cette ancienne prison, est bien un lieu de transmission du savoir, comme des valeurs et que la réflexion éthique est bien au cœur de l'éducation pour faire des étudiants des citoyens engagés, particulièrement sensibles aux Droits de l'Homme.

Des valeurs qui ne sont pas étrangères à celles des avocats, représentés par leur bâtonnier Farid Hamel et Me Pierre Fronton, comme au barreau qui ont fait état de « leur force de frappe intellectuelle ».

Myriam Picot, maire du 7e et vice-présidente de la Métropole a renouvelé l'engagement de la collectivité territoriale sur cette cause de préservation de la planète en rappelant qu'elle avait déjà reçu il y a quelques semaines Raoni.

L'art, en particulier celui de Menalaw Sete, est un excellent vecteur de sensibilisation quant à une situation qui concerne environ 300 ethnies et près de 1,2 millions indigènes.

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