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Cinéma - 2 days in New York, de et avec Julie Delpy

Après 2 days in Paris sorti en 2007 et Le Skylab en 2011, Julie Delpy, décidément prolifique, récidive avec sa tribu familiale dans 2 days in New York, sans la maman (à l’écran et dans la vraie vie), Marie Pillet, décédée entre-temps en 2009.

ActualitéSociété Publié le ,

Un fi lm, une comédie, un hommage.

Comédie déjantée, 2 days in New York oscille entre l’adaptation des Bidochon à New York et Woody Allen en blonde. Julie Delpy, femme-orchestre, ne se contente pas d’écrire, de jouer, de courir aux quatre coins de la mise en scène, elle se paie le luxe d’une participation à l’écran de Vincent Gallo, acteur emblématique d’une génération artistique underground US. Et de Chris Rock, coqueluche new-yorkaise du stand-up dans la vraie vie, qui joue son compagnon, un journaliste radio, les yeux écarquillés, voire effarés devant cette famille de frenchies complétement maboule mais attachante. Le personnage de Chris Rock, Mingus, n’est pas très net non plus : tout Américain réaliste qu’il soit, on le surprend dans son bureau dans de longs dialogues solitaires avec une silhouette en carton de Barack Obama. Le père, Albert Delpy, se fait stopper à la descente d’avion avec 13 figatelles et 6 reblochons dans son sac. Le beau-frère roule un joint devant un poste de police, la soeur un peu nympho se balade à moitié nue sous le regard des voisins ébahis… Bref, une famille française comme il y en a tant, un brin névrotique, un brin géniale, avec ses engueulades, ses embrassades, ses vieilles rancoeurs. « Dis papa, balance Julie Delpy à son vrai père dans la vie et au cinéma, t’es sûr qu’elle est pas adoptée ma soeur, on a bien les mêmes gênes ? » Ça n’arrête jamais, on se croirait parfois dans l’une de ces comédies italiennes des années soixante, tout va vite, et la vie va presque trop vite. Le pauvre couple d’amoureux (Julie et Mingus) est dérangé par cette fi chue famille à chaque fois qu’il essaie de faire l’amour… Julie Delpy a une idée par séquence. Elle vend son âme 5 000 dollars, raconte à tout le monde qu’elle va mourir d’une tumeur, puis se reprend, culpabilise, se pose des questions : Peut-on entrer en contact avec les morts ? Le film est dédié à sa mère, Marie Pillet, décédée en 2009.

Eric Séveyrat

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