AccueilSociétéCinéma - 007 re(bond)it

Cinéma - 007 re(bond)it

Skyfall, réalisé par Sam Mendes avec Daniel Craig, Judi Dench, Javier Bardem Après un opus décevant l’agent 007 revient avec de meilleures intentions, un nouveau réalisateur et un scénario de meilleure facture. Depuis l’arrivée de Daniel Craig dans le rôle titre de James Bond, la licence a pris une nouvelle tournure.

ActualitéSociété Publié le ,

Skyfall, réalisé par Sam Mendes avec Daniel Craig, Judi Dench, Javier Bardem

Après un opus décevant l’agent 007 revient avec de meilleures intentions, un nouveau réalisateur et un scénario de meilleure facture.

Depuis l’arrivée de Daniel Craig dans le rôle titre de James Bond, la licence a pris une nouvelle tournure. Plus sombre, moins « gadget » mais aussi moins drôle et plus musclée. Le dernier opus en date, Quantum of Solace, ayant relevé le défi de déplaire à la fois aux critiques et au grand public, les producteurs de la saga ont planché dur pour redonner un peu de son lustre d’antan à l’agent 007. A l’arrivée, le constat est sévère pour Daniel Craig, qui n’a jamais été aussi bon que dans cet épisode où son rôle est relégué au second plan tandis que l’intrigue principale met aux prises un méchant très très méchant, le torturé Silva (Javier Bardem) et la directrice du MI6, l’agent M (Judi Dench). En effet, l’acteur espagnol crève l’écran et incarne tout simplement l’un des meilleurs vilains de l’histoire de la licence. Outre ses monologues, ses mimiques, la qualité de son jeu et de ses expressions, Javier Bardem se voit confier un rôle qui fera date dans la série : celui de séduire Bond ! Regards concupiscents, contacts tactiles, le méchant Silva désarçonne l’agent 007 en tentant de le retourner contre le MI6. Cette prestation osée, magistralement jouée, enfonce un peu plus Daniel Craig qui traîne son spleen et ses malheurs et n’incarne plus que par intermittence la flamboyance et le faste des jeunes années de Bond. Un nouvel épisode dans la veine des précédents donc et servi par une excellente réalisation. La photographie est magnifique, les décors somptueux et, qu’il s’agisse de plans séquences ou de montages post-production, la direction artistique est au poil. Côté action, outre l’imagination débordante des scénaristes, courses poursuites en voitures, motos, trains, métros, tractopelles, tout y passe, la réalisation évite les écueils habituels du genre et l’action reste toujours fluide, lisible et très rythmée. On regrettera les longueurs du film (2 h 23) mais qu’il s’agisse de Bond ou de Batman, la mode est aux fresques crépusculaires et apocalyptiques afin que le quidam moyen mesure bien ce que les héros de son enfance peuvent souffrir comme maux terribles. Dommage.

Maxime Fléaux

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?