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Ciné-concert - Charlot fait sa révolution industrielle

L’Orchestre National de Lyon se plie aux impératifs du cinéma pour un ciné-concert consacré aux Temps modernes, le meilleur film de Chaplin. Acteur, scénariste, réalisateur et producteur, le père de Charlot composait aussi la musique de ses propres films.

ActualitéSociété Publié le ,

L’Orchestre National de Lyon se plie aux impératifs du cinéma pour un ciné-concert consacré aux Temps modernes, le meilleur film de Chaplin.


Acteur, scénariste, réalisateur et producteur, le père de Charlot composait aussi la musique de ses propres films. Et avec quel talent ! L’écriture de Charlie Chaplin est plus fine qu’il n’y paraît. Pour vous en convaincre, rendez-vous à l’Auditorium pour un nouveau ciné-concert, organisé en partenariat avec l’Institut Lumière, consacré aux Temps modernes. Réalisé en 1936, ce chef-d’oeuvre nous ramène dans l’Amérique de la crise économique. L’histoire de cet ouvrier esclave de sa machine, qui recueille une orpheline et abandonne son poste pour vivre d’expédients, fait écho à la crise actuelle. Chaplin avait écrit son scénario après le retour d’un voyage en Europe où il avait pris conscience des effets de la dépression.
La scène du restaurant, où il a trouvé un emploi de serveur, figure parmi les moments d’anthologie du cinéma. Ayant perdu les manchettes, sur lesquelles figuraient les paroles de sa chanson, il improvise un charabia et une pantomime sur une musique qui fera le tour du monde. Musique empruntée à Léo Daniderff, compositeur angevin du célèbre « Je cherche après Titine ». N’ayant pas déposé les droits de la chanson aux Etats-Unis, le compositeur ne toucha rien sur l’exploitation de sa musique. Cette chanson devint alors le standard de pop enregistré pour la première fois par Nat King Cole et plus tard, repris par des artistes tels Michael Jackson ou Petula Clark. C’est la première fois où l’on entend la vraie voix de Charlot. Le film suivant, Le Dictateur, enterrera à jamais le vagabond.
Comme l’an dernier, à l’occasion de la Fête des Lumières, les mélomanes et les cinéphiles retrouveront Timothy Brock, à la tête de l’Orchestre National de Lyon. Ce chef d’orchestre américain est un habitué de ce genre d’exercice. Compositeur, il a restauré la partition pour l’adapter aux effectifs de la phalange lyonnaise. Lors de sa précédente prestation à l’Auditorium, il avait, avec la précision chirurgicale exigée pour ce type d’exercice où le tempo de l’image n’excuse aucun décalage, dirigé l’ONL sur les images des Lumières de la ville de Chaplin.

A.M.


Auditorium, 4 décembre à 20 h, 7 décembre à 15 h, 8 décembre à 11 h et 16 h. www.auditorium-lyon.com

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