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Charles Hedrich, un entrepreneur hors normes

Le numéro un du sport aventure appartient à cette famille de serial entrepreneurs qui ont participé aux nocturnes d'Ex'Pairs Formation le 7 mars 2016. Toujours un projet en tête, Charles Hedrich évoque sa motivation et ses atouts pour réussir.
Charles Hedrich, un entrepreneur hors normes

Economie Publié le ,

Comment devient-on un sportif aventurier après avoir été un chasseur de têtes ?
J’ai été officier de marine marchande pendant sept ans et chef de section de combat dans les chasseurs alpins, avec toujours, au fond de moi, l’intention d’évoluer dans les domaines pour lesquels j’avais des prédispositions : l’endurance et la rusticité. A vingt ans, je visais déjà le plus haut niveau mondial du sport aventure. Je m’inspirais de Steve Fossett ! Mais je savais qu’il fallait être patient et j’ai tout d’abord créé une entreprise spécialisée dans les ressources humaines, que j’ai développée et qui a été introduite en bourse en 1997. En 2002 je l’ai vendue pour pouvoir démarrer ma passion. J’ai alors investi 4 M € pour me lancer dans cette nouvelle aventure, un terrain sur lequel je savais que n’avais pas de limites. Il faut avoir une grande confiance en soi et cerner ce que l’on est capable de réussir.

Au-delà de cette confiance, beaucoup d’audace et un brin d’inconscience ?
J’ai vu que j’avais des atouts dans le domaine du sport aventure et je me suis lancé dans ce projet en connaissance de cause. Aujourd’hui, quand je regarde mon parcours, j’ai l’impression de rêver. Je suis allé au-delà de ce que j’imaginais pouvoir réaliser. Mais je reconnais que j’ai une chance phénoménale. Pas de blessure physique qui entraverait mes projets. Et surtout, pour accomplir un projet entrepreneurial, la motivation et l’envie sont essentielles. La peur est également un impératif. Néanmoins, elle ne doit pas inhiber.
J’ai des projets en permanence pour développer mon entreprise et l’association Respectons la terre et faire progresser un chiffre d’affaires qui devrait atteindre 1 M €. Certaines expéditions nécessitent de gros moyens financiers. Il faut être ambitieux mais réaliste. Je ne peux pas me permettre de dépenser trop d’argent.

Quelles sont les contraintes de votre métier ?
La gestion n’est pas ma passion mais c’est une exigence. Je dois trouver des sponsors et des mécènes pour financer mes projets. Ceux-ci doivent avant tout intéresser les médias qui sont partie intégrante de mon activité. Dans mon métier de chasseur de têtes, j’arrivais à vendre facilement. Il m’a fallu du temps pour m’adapter à vendre un autre produit. Mais je préférerais passer davantage de temps sur les expéditions. Début mai, je commence le premier tour de France à la rame avec un parcours de 3 000 km sur les voies navigables. Le caractère inédit et la proximité sont de vrais atouts pour la notoriété de ce projet.

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