AccueilCollectivitésChantier - Grand Trou à Lyon : un village qui retrouve des couleurs

Chantier - Grand Trou à Lyon : un village qui retrouve des couleurs

Tandis que de nombreux quartiers de Lyon ont déjà fait l’objet de rénovations durant cette dernière décennie et que certains sont en permanence sous le feu de l’actualité, d’autres plus excentrés ou au contraire plus enclavés, sont un peu oubliés.

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Dans l’immense 8e arrondissement, certains micro-quartiers sont dans ce cas. L’un d’entre eux, le quartier Grand Trou, entre la voie ferrée à l’Ouest, la rue Pierre Delore à l’Est et la rue Henri Barbusse au Sud, connaît finalement un regain d’attention. Gérard Collomb, qui y faisait dernièrement une visite – accompagné opportunément de Thierry Braillard, élu désormais de cette circonscription, et de Jean-Louis Touraine, autrefois maire du 8e, admet d’ailleurs volontiers que ce quartier n’avait pas évolué et qu’il ne songe que depuis deux ans à lui insuffler une nouvelle dynamique. Cette nouvelle dynamique a débuté avec le réaménagement de la rue Henri Barbusse (500 mètres), inaugurée le 29 mai. D’un imbroglio sans nom, cette rue est enfin devenue lisible, plus pratique et plus belle (pour 6,7 M€) : une voie dans chaque sens pour les voitures, double voie en site propre pour les transports en commun, piste cyclable, larges trottoirs, nombreux arbres, la rue Henri Barbusse est beaucoup plus respirable. Dans quelques années, elle sera l’un des maillons de la future ligne forte de transport en commun A7 reliant La Doua, le pôle hospitalier Lyon Est et Gerland. Plus à l’Est, c’est un nouveau groupe scolaire qui est en construction (pour 12,8 M€), en remplacement de l’école Marie Bordas. Un équipement plus grand (18 classes, 500 élèves possibles) et BBC, dont les travaux font intervenir, pour 7 700 heures de travail, un public en réinsertion. Ouverture à la rentrée 2013. Plus au Nord, sur la route de Vienne, la place Lebret, devant l’église Saint Vincent de Paul, retrouve un aspect plus accueillant (pour 250 000 €). Réorganisée, fleurie (plus des arbres plantés à l’automne), elle sera prochainement équipée de vidéosurveillance (pour 90 000 €) puisque « le soir, il y avait de mauvaises fréquentations », indique le maire du 8e, Christian Coulon. La place Lebret sera le premier site vidéosurveillé de l’arrondissement, selon lui. A quelques pas, sur la route de Vienne, le promoteur Nexity construit un ensemble de bâtiments comprenant 43 logements sur un tènement où un vieil immeuble en pisé s’était écroulé. Le prix de vente moyen est de 3 600 €/m2 pour le public. Le bailleur social Grand Lyon Habitat a pu acquérir 11 appartements pour 2 200 €/m2. La livraison s’étalera de fi n 2012 à début 2013. Une entrée donnera sur l’impasse Caton qui sera par la suite réaménagée. Deux immeubles des années 60 seront détruits pour faire place à une nouvelle voirie et un espace vert. Sur la même route de Vienne mais plus au Sud, c’est le promoteur Noaho qui construit 44 logements livrables fi n 2013. Le prix de vente au public est de 3 600 à 3 700 €/m2. Le bailleur social Alliade y a acquis 10 logements.

Un parc paysager de 31 000 m2

Si ce quartier était un peu oublié, ce ne sera plus le cas puisque sur la durée du mandat, ce sont 800 logements (25 % de sociaux) qui seront autorisés, soit 30 % des logements autorisés sur le 8e (une grande partie étant sur le quartier Mermoz Nord, en réorganisation). Au Sud encore, rue Garon Duret, la ville a acheté un ancien dojo pour y construire un « équipement de proximité », de type socio-éducatif. Démarrage des travaux (2,5 M€) début 2013. Enfin, rue Audibert et Lavirotte, une friche industrielle sera prochainement reconquise. Il s’agit des anciennes usines de moteurs Patay (groupe Leroy Somer) qui ont cessé leur activité fin 2010. Il y a là un tènement de 2,4 ha qui sera utilisé pour construire des écoles et un collège ainsi que 6 000 m2 de logements.Ce quartier, bordé à l’Est par des barres de logements sociaux (rue Challemel- Lacour) des années 60, est mitoyen au Sud du quartier dit « Moulin à vent ». Sur le Moulin à vent, un autre aménagement d’ampleur a été annoncé : la reconfiguration du Clos Layat, à côté de l’hôpital Saint-Jean-de- Dieu. Un vrai parc paysager de 31 000 m2 sera mis en chantier (pour 2,6 M€) dans un an, dans ce quartier proche du périphérique qui n’avait pas beaucoup de verdure.

Alban Razia

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