AccueilCollectivitésChantier du palais de justice historique de Lyon - Cure de jouvence pour une justice qui se modernise !

Chantier du palais de justice historique de Lyon - Cure de jouvence pour une justice qui se modernise !

Construit sur les vestiges de ce qui s’appelait jadis la maison de Roanne, ce palais néo-classique a failli disparaître dans sa fonction actuelle lors de la construction du nouveau palais de justice à la Part-Dieu en 1995 où d’aucuns pensaient transférer toutes les juridictions.

Collectivités Publié le ,

C’était sans compter sur un collectif de 3 000 signataires en 1993, dont Michel Mercier lui-même, qui a fait pression pour que l’oeuvre magistrale de Baltard maintienne ses fonctions de justice en son sein.
Dominique Perben, alors ministre de la Justice, a été l’un des premiers à initier les travaux de rénovation. Des travaux placés sous la férule de l’architecte Denis Eyraud et de son cabinet lyonnais, Métropolis, sans oublier un élément primordial, à savoir que durant ces quatre années la justice continuerait à être rendue et les prévenus à y être entendus et jugés, avec les mesures idoines de sécurité. A en croire les hauts magistrats de la Cour d’appel, les travaux seront bien finis en mai 2012, pour une livraison opérationnelle le mois suivant.

Pas des numéros mais des noms pour les sept salles de prestige

A l’occasion de cette visite de chantier, deux galeries ont été inaugurées, dont l’une de 80 mètres de long et ayant pour nom Louis-Pierre Baltard, l’édificateur, et Edmond Locard (1877-1966), le père de la PTS (Police technique et scientifique) dont les combles du palais abritaient le bureau. Clin d’oeil de l’histoire, Denise Stagnara Locard, la fille de ce grand scientifique, était présente lors de cette visite. A ce propos, c’est Jean Trotel qui a émis le souhait de donner non pas des numéros mais des noms aux sept salles de prestige du palais historique, sans compter les deux galeries. Les remises en état permettent de redonner aux 24 colonnes son jus d’antan et de se rendre compte de la beauté exceptionnelle de cet édifice, tant en ce qui concerne l’architecture que les matériaux employés pour sa construction. Qui plus est en mettant en place de nouvelles installations NTIC. Les marbres (véritables, faux et stucs), les bois aux essences diverses, les dalles en verre, les peintures en bichromie, les pierres de diverses provenances sont autant de motifs d’émerveillement.

Des spécialistes pour toutes les prestations

Pour entrer dans le détail des différentes restaurations, il faut noter que de nouvelles tentures en soie ont été tissées par la maison Tassinari et posées par la maison Germain, que les planchers avec rose des vents à la barre ont été démontés pour acquérir une nouvelle jeunesse, que d’autres peintures encore ont été rénovées, voire restaurées. Toutes ces prestations effectuées par des spécialistes n’occultent en aucune manière la « pièce maîtresse » de ce chantier, la salle des pas perdus qui, en son temps, avait servi d’écrin au procès Barbie. Un hall de cathédrale haut de 17 mètres et d’une superficie de plus de 600 mètres carrés, dont la rénovation- nécessite la mise en place d’un échafaudage à la mesure des travaux.
Afin de permettre aux Lyonnais de se rendre compte de cette cure de jouvence pour une justice qui se modernise, la Cour d’appel envisage d’organiser des visites. A suivre…

Michel Godet

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?