AccueilCultureExpositionChampollion au musée des Beaux-Arts de Lyon : sur les traces des "hiéroglyphes oubliés"

Champollion au musée des Beaux-Arts de Lyon : sur les traces des "hiéroglyphes oubliés"

Il y a tout juste 200 ans, Jean-François Champollion parvenait à déchiffrer l’écriture de l’Égypte antique, les hiéroglyphes. Le musée des Beaux-Arts de Lyon propose jusqu'au 31 décembre 2022 une exposition sur fond d'amitié de 20 ans avec le conservateur lyonnais François Artaud.
Pierre de Rosette (reproduction en réduction), 1905. Lyon, Musée des Beaux-Arts.
© Lyon MBA - Photo Martial Couderette - Pierre de Rosette (reproduction en réduction), 1905. Lyon, Musée des Beaux-Arts.

CultureExposition Publié le ,

Champollion est à l'honneur du 1er octobre au 31 décembre 2022 au musée des Beaux-Arts de Lyon. En s’associant à la célébration du bicentenaire du déchiffrage des hiéroglyphes - découverte capitale dans l’histoire de l’humanité - le Musée des Beaux-Arts de Lyon ne cherche pas à faire son historique.

Il a choisi de se pencher sur l’étude du travail de Champollion à travers le prisme de sa relation avec François Artaud (1767-1838), le premier directeur du musée de Lyon créé en 1802. L’amitié qui lia les deux hommes pendant près de 20 ans fut importante, Artaud apportant au chercheur une aide majeure dans ses recherches.

La Pierre de Rosette, clé de la découverte

L’écriture est apparue dans la vallée du Nil dès 3000 ans av. JC. Il a fallu attendre le début du XIXe siècle pour qu’elle soit déchiffrée grâce à la découverte de la Pierre de Rosette en 1799.

Cette grande stèle de granite porte, en bandes parallèles, un même texte en trois écritures : hiéroglyphes, démotique et grecque. Le travail de Champollion consista alors à travailler par comparaison, aidé par sa maitrise de nombreuses langues orientales.

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Champollion et Artaud, la naissance d'une amitié

Les échanges amicaux et scientifiques entre Champollion et Artaud ont fait naître chez ce dernier une véritable passion pour l’Égypte et pour ses pharaons.

Amateur d’art et grand défenseur des Arts et des Lettres, collectionneur aussi, il réunit une belle collection de pièces d’archéologie égyptienne ainsi que des textes originaux exceptionnels qu’il fournit à Champollion, et qui l’aidèrent considérablement dans ses recherches.

Dès le XVIe siècle, Lyon avait déjà un passé important en égyptologie, mais Artaud a ouvert et développé largement ses collections. Les Lyonnais lettrés, fascinés par la lointaine Égypte, collectionnaient de nombreux objets rapportés de leurs voyages, qu’ils conservaient précieusement dans leurs cabinets de curiosités avant de les léguer au musée.

145 pièces antiques rassemblées aux musée des Beaux-Arts de Lyon

L’exposition réunit près de 145 pièces antiques : des figurines, stèles, papyrus, vases canopes, petits serviteurs funéraires, un ensemble de cercueils peints, une Momie dans soncartonnage, mais surtout une documentation remarquable : des ouvrages exceptionnels, la correspondance échangée entre Champollion et Artaud, ainsi que des archives inédites de Champollion conservées à l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon.

© Lyon MBA - Photo Martial Couderette. Jean-François Champollion, Firmin Didot, Lettre à M. Dacier,... relative à l'alphabet des hiéroglyphes phonétiques employés par les Égyptiens pour inscrire sur leurs monuments les titres, les noms et les surnoms des souverains grecs et romains..., 1822. Lyon, Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Lyon.

Elle occupe une grande salle au premier étage du musée, dont les murs sont décorés, en panorama, de paysages de l’Égypte antique d’après des gravures anciennes. Le parcours se divise en quatre séquences qui illustrent les rapports de Lyon avec l’Égypte et les liens privilégiés d’amitié et d’échanges qui rapprochèrent Champollion et Artaud.

Une exposition remarquablement documentée

La visite commence avec l’étude de l’Égypte ancienne à Lyon aux XVIe et XVIIe siècles. Dans une vitrine l’on peut voir une Reproduction de la Pierre de Rosette ainsi que des ouvrages rares.

Puis la présentation du travail des frères Champollion et de François Artaud pendant deux décennies et, dans la vitrine suivante, de très belles pièces dont le couvercle d’un sarcophage peint et la petite Tête de statuette d’homme.

Enfin la visite s’achève avec une vitrine exposant des textes exceptionnels d’écritures égyptiennes ainsi que de belles stèles gravées d’inscriptions en hiéroglyphes. Une exposition très intéressante et remarquablement documentée, à découvrir avec curiosité et attention.

© Lyon MBA - Photo Martial Couderette. Tête d'homme, Figurine. Fin XVIIIe dynastie, Égypte. Bois d'ébène des pharaons incrusté de bronze et de verre (?). Lyon, Musée des Beaux-Arts.

Exposition "A la recherche des hiéroglyphes oubliés, Jean-François Champollion, François Artaud

Du 1er octobre 2022 au 31 décembre 2022 au musée des Beaux-Arts de Lyon. Le musée est ouvert du mercredi au lundi de 10 h à 18 h, le vendredi de 10 h 30 à 18 h.

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