AccueilAlliance française : casser les stéréotypes pour développer l'usage du français

Alliance française : casser les stéréotypes pour développer l'usage du français

Grégoire Brault, récemment nommé directeur de l'Alliance Française de Lyon, présente les actions de l'école et explique sa vision de la défense de la langue française à l'international.
Alliance française : casser les stéréotypes pour développer l'usage du français
DR - Avant d'arriver à Lyon, Grégoire Brault était en poste en Pologne.

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Pouvez-vous nous expliquer la mission de l'Alliance Française de Lyon ?

Nous sommes une des 27 alliances françaises de l'Hexagone et accueillons chaque année 2 500 étudiants de 130 nationalités qui viennent apprendre notre langue. Pour dispenser nos cours, nous disposons d'un bâtiment de 2 500 m2, dans le 3e arrondissement, avec 18 salles de classe et employons 25 professeurs pour un effectif total de 40 personnes. Les étudiants que nous recevons pour des séjours jusqu'à 9 mois suivent en moyenne 15h de cours par semaine. Depuis 4 ou 5 ans, les trois nationalités phares dans notre école sont les Chinois, les Coréens et les Brésiliens. Nous voulons nous ouvrir davantage vers le Maghreb, l'Inde, l'Amérique du Sud tout en confortant notre position auprès des Chinois. A côté de l'enseignement, nous menons quelques activités culturelles pour participer au rayonnement et à la promotion de Lyon. Nous voulons aussi que nos étudiants soient des mini-ambassadeurs de la ville.

Quel regard portez-vous sur la place de la langue française dans le monde ?

Il n'y a pas d'intérêt conjoncturel à apprendre le français. Ce n'est pas une langue qui vous permet de trouver du travail ou de vous projeter dans l'avenir. L'image du français est celle d'une langue romantique et noble. Nous avons un peu de mal à nous défaire de l'association avec la gastronomie, les Lumières… Si nous voulons développer le français, il faut casser cette image mais aussi les stéréotypes d'une langue difficile et réservée à une élite. Pas simple quand on confie cette mission d'ouverture du français à des personnes qui veulent, d'une certaine façon, conserver leur « privilège ». Il ne faut pas s'arc-bouter sur cette élite. Les alliances françaises et les instituts français peuvent jouer un rôle d'ambassadeurs. Le Président Macron donne aussi une image plus jeune et plus dans l'ère du temps à notre pays.

Quels sont les enjeux sous-jacents à la défense du français ?

Défendre la langue française, c'est ne pas laisser le champ libre aux Anglo-Saxons et c'est revendiquer une autre manière de penser et de voir le monde. Il y a aussi des enjeux économiques car un politique ou un chef d'entreprise qui a appris le français s'en souviendra au moment de choisir un partenaire et de conclure une affaire. Aujourd'hui, le français est parlé dans 57 pays et compte 280 millions de locuteurs. L'Afrique, avec son fort taux de natalité, est un continent où le français mâtiné de langues locales sera toujours beaucoup utilisé. Mais nous avons une vraie carte à jouer en Amérique du Sud où se trouvent d'ailleurs les plus grosses alliances françaises. Au Brésil, en Colombie, en Argentine, au Mexique, il y a une forte demande pour le français.

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