AccueilCultureSpectacle vivantDanse à Lyon : Casse-Noisette version baroco-fantastique

Danse à Lyon : Casse-Noisette version baroco-fantastique

Ballet de Noël par excellence, créé par Lev Ivanov et Marius Petipa en décembre 1892 au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg, Casse-Noisette a suscité de nombreuses lectures de Balanchine à Millepied en passant par Béjart, Noureev et Boivin.
Danse à Lyon : Casse-Noisette version baroco-fantastique
dr - Joeren Verbruggen revient à la version d'Hoffmann, plus inquiétante, pour disséquer les affres de l'adolescence

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Des plus fidèles à l'original aux plus extravagantes comme le Casse-Noisette Circus de Jean-Christophe Maillot, ce ballet en 2 actes et 3 tableaux et 15 scènes a toujours développé l'imagination des chorégraphes. Ballet-féérie sur une partition de Tchaïkovski adapté d'une nouvelle d'Alexandre Dumas, elle-même adaptée d'un conte d'E.T.A.Hoffmann, Casse-Noisette raconte l'histoire de Marie (ou Clara selon les versions) à qui son parrain Drosselmeier offre un casse-noisette que son frère brise aussitôt. Elle s'endort et à minuit les jouets s'animent... Ici, le jeune chorégraphe belge Joeren Verbruggen focalise son regard sur le personnage de Marie qui doit briser sa coquille et celui de Drosselmeier qui cache en lui le prince qu'elle doit libérer.
Avec la complicité des deux couturiers totalement kitsch et baroques Livia Stoianova et Yassen Samouilov de la maison de couture On aura tout vu, il invente un univers onirique et merveilleux à la manière d'un Tim Burton dans L'étrange Noël de monsieur Jack. Ancien danseur du Ballet royal des Flandres, il a fait ses premiers pas de chorégraphe aux Ballets de Monte Carlo avec un solo puis une commande de Jean-Christophe Maillot (le directeur des dits ballets), Kill Bambi. Avec des costumes et une scénographie déjà signés du duo On aura tout vu. En 2013, il écrit une autre pièce pour Monte-Carlo avant de s'atteler à ce Casse-Noisette pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève présenté à l'automne 2014. Changeant la structure de la partition, il fait également disparaître le sapin, revient à la version d'Hoffmann, plus inquiétante et cruelle pour disséquer les affres de l'adolescence. Les 22 interprètes de la compagnie forment une armée de rats (ou plutôt d'étranges créatures) et de soldats absolument réjouissante. Parfait pour entamer les festivités de fin d'année.

Maison de la danse, 9 au 18 décembre,
www.maisondeladanse.com

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