AccueilCultureSpectacle vivantCarmen au pluriel pour danses singulières

Carmen au pluriel pour danses singulières

Après Don Quichotte que le public a pu découvrir à la Maison de la danse il y a quatre ans et Y Olé qui évoquaient déjà son pays natal, voici que Jose Montalvo remet le couvert avec Carmen(s).
Carmen au pluriel pour danses singulières
Patrick Berger - Carmen(s) de Jose Montalvo

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Sauf que sa Carmen a de nombreux visages. Il lui a donc ajouté un s, sans vouloir offenser ni Mérimée ni Bizet et l'a beaucoup transformée, s'éloignant sciemment de l'histoire originelle que tout le monde connaît.

Il a transformé cette femme libre et insoumise en féministe rageuse et actuelle, à l'image de sa grand-mère qui portait elle-même ce prénom et qu'il décrit comme « enthousiaste féministe catalane, conteuse hors pair, passionaria de (s)on enfance » Tout comme sa mère, « danseuse flamenco passionnée, dont c'était le rôle préféré ». Et puis, « Il y a en chaque femme quelque chose de Carmen. J'ai souhaité ne pas choisir une seule Carmen parmi mes interprètes mais leur permettre à tour de rôle ou simultanément de devenir Carmen » explique le directeur de la Maison des arts de Créteil dans un entretien avec Agnès Izrine pour le magazine La Terrasse en décembre 2017.

Une Carmen flamenco qui ratatinerait les hommes réduits à ramper à ses pieds, une Carmen coréenne qui esquisse des pas traditionnels, des Carmen à la fois unes et multiples qui se déploient dans l'espace, entre la scène et les images qui ont fait la marque de fabrique de ce chorégraphe. On pourra d'ailleurs constater que les thèmes chers à celui-ci sont toujours là, à savoir le métissage, l'exil, l'humanisme et la réconciliation des peuples.

Les vocabulaires, comme toujours, se mélangent, et les images aussi, telles un kaléidoscope virevoltant. À l'image de ces jupes rouge vif qui métamorphosent les danseuses en coquelicots, à moins que ce ne soit des roses rouge qui cachent leurs épines. Pour Jose Montalvo, c'est manifeste, la femme est l'avenir de l'homme. On ne dira pas le contraire !

Maison de la danse, 11 au 15 décembre, www.maisondeladanse.com

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?