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Capital(e) santé

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Capital(e) santé
DR - « Laennec à l'hôpital Necker ausculte un phtisique devant ses élèves (1816). » Péristyle en Sorbonne.

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Il a révolutionné la médecine. Et pourtant son patronyme demeure inconnu pour les béotiens et le grand public. René Laënnec est le créateur du diagnostic médical par auscultation, grâce à une invention majeure, le stéthoscope, dont on célèbre actuellement les deux siècles de découverte. Il serait dommageable de passer sous silence les multiples contributions à la médecine de ce Breton d’origine, comme sa description de la péritonite ou la définition de toute la sémiologie pulmonaire, tout autant qu’occulter sa faculté à trouver des noms pour désigner instruments ou maladies : le stéthoscope, on l’a dit, mais la cirrhose, c’est aussi lui ; le mélanome, idem.

Ausculter le corps, en connaître les rouages, les mécanismes et les interactions afin de pouvoir le soigner. Malheureusement, ce n’est pas toujours possible comme en atteste la 9e Journée internationale des maladies rares, organisée sur le territoire hexagonal le 29 février. Lors de cet événement porté par l’Alliance Maladies rares, les acteurs du monde médical interpelleront sur les 6 000 à 8 000 maladies rares qui impactent directement dans leur quotidien quelque trois millions de Français. A Lyon, la délégation régionale d’Alliance Maladies rares distillera les informations aux malades et à leur entourage sur les soins, les traitements, les services et les personnes ressources, toutes tournées vers un objectif commun et clair : le mieux-être des malades.

Dans le domaine de la santé, la nouvelle grande région conserve son pouvoir d’attraction auprès des nouveaux internes, comme en témoigne le récent classement des CHU établi par What’s up Doc, le magazine des jeunes médecins. Si les Hospices Civils de Lyon chutent de leur piédestal, détrônés par le CHU de Nantes plébiscité donc par les internes, ils préservent une méritoire et valorisante deuxième place. A l’instar de Clermont-Ferrand également en chute, le CHU de Grenoble recule de la troisième à la sixième position. Il peut néanmoins s’enorgueillir de résultats flatteurs avec une deuxième place en rhumatologie, en génétique médicale et en médecine générale ; une troisième en anesthésie-réanimation et une huitième en santé publique. Seule éclaircie dans ce palmarès, les sept places gagnées par le CHU de Saint-Etienne, qui vend chèrement sa peau en… dermatologie, arrivant en tête.

Des hôpitaux mobilisés ces dernières semaines par le flux itératif des cas de syndromes grippaux. Le seuil épidémique (164 cas pour 100 000 habitants) a largement été battu. Au niveau régional, le taux d’incidence le plus élevé a été observé la semaine dernière en Rhône-Alpes (615 cas pour 100 000 habitants).

Si à l’aune des ultimes données chiffrées du chômage, on constate que l’emploi subit encore des accès de fièvre, force est d’admettre qu’un secteur semble en plein essor : le thermalisme. Le président LR d’Auvergne - Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, entend faire du thermalisme « une priorité. L’objectif est de faire d’Auvergne - Rhône-Alpes une région de référence et d’excellence sur le champ de la prévention santé en soutenant la création de stations thermales nouvelle génération ». Un souhait également : capter de nouvelles clientèles en quête d’un certain quantum de bien-être. Comme stipulé lors du lancement du groupe de réflexion Plan Thermal 2016-2020, composé d’élus et d’exploitants de stations et qui aura pour mission de bâtir avant l’été un plan ambitieux pour le thermalisme, le but est de « soutenir des projets de développement des stations thermales afin de créer des emplois ». Environ 500 sont espérés en un lustre. Une goutte d’eau qui ne mettra pas un… therme à la tendance ascensionnelle du chômage, mais qui permettra au pire de relancer une machine quelque peu… grippée.

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