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Ça sent le gaz en Rhône-Alpes

Ça sent le gaz en Rhône-Alpes
© DR - Bron, comme beaucoup d'autres villes, est fortement touchée par la pollution

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2014 restera bien l'exception qui confirme la règle. Bénéficiant de conditions météorologiques excellentes, l'année avait enregistré d'importants reculs des polluants. Frappée par la canicule et des pollutions accrues par la douceur de l'hiver, 2015 ne peut en dire autant. Dioxyde d’azote, particules en suspension… En région Rhône-Alpes, 118 000 personnes ont été touchées par des valeurs supérieures aux réglementations en vigueur. Ils sont 92 000 rien que dans la Métropole de Lyon.
Les transports sont bien entendu les principaux responsables. 7 000 Lyonnais résidant à proximité des grandes voiries et dans l'hyper-centre de l'agglomération souffrent des dépassements de la valeur limite journalière. L’ozone est en nette progression avec 1,6 million d'habitants affectés.
Si la qualité de l’air s’améliore régulièrement depuis 15 ans, il ne faut pas baisser la garde, rappelle Marie-Blanche Personnaz, directrice de l’observatoire Air Rhône-Alpes : « La pollution n'est pas une fatalité. Des actions sont à mener à très grande échelle, d'autres à celle d'un quartier, en faisant sortir les plus vieux véhicules diesel de la ville par exemple. Il faut aussi songer à adapter l'urbanisme, éviter d'installer des populations dans les zones les plus touchées... ».
Au cœur de la nouvelle région, la partie rhônalpine est indéniablement la plus frappée. L'Auvergne demeure une terre plus préservée, tous polluants confondus. À titre de comparaison, Clermont-Ferrand ne compte « que » 3 000 habitants exposés à des niveaux supérieurs à la valeur limite annuelle.

Place à l’action

« Après des années passées à établir des plans, nous entrons à présent dans une phase d'action. » Marie-Blanche Personnaz est formelle : beaucoup de choses ont bougé en 2015. L'année a été marquée par de nombreuses décisions politiques prises dans le domaine de l'air. « Une loi de transition énergétique et de croissance verte a été adoptée, donnant notamment plus de capacités d'actions aux collectivités territoriales, explique la directrice régionale d'Air Rhône-Alpes. En parallèle, 20 villes françaises, dont Lyon, Grenoble et Saint-Etienne, se sont engagées à devenir des villes respirables en 5 ans. » L’observatoire, qui fusionnera en juin avec son réseau auvergnat, ne peut que féliciter Clermont-Ferrand, qui vient d’être saluée comme une « ville lauréate en devenir ».

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