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Ça chauffe dans les cuisines de l’institut Paul Bocuse

D’anciens étudiants et enseignants décident de fonder une association de défense des valeurs de l’institut Paul Bocuse. Leur but ? Porter les intérêts des élèves et peser sur les décisions, de moins en moins à leur goût, prises par la gouvernance de l’école.
Ça chauffe dans les cuisines de l’institut Paul Bocuse
© Pxhere / photo d'illustration

Actualité Publié le ,

Il y a le feu dans les cuisines de l'Institut Paul Bocuse ! La mèche a été allumée il y a quelques mois alors que Jérôme Bocuse, fils du célèbre chef Paul Bocuse, a demandé à l’établissement d’Ecully de payer une redevance pour utiliser leur célèbre nom.

Dans un article du Progrès paru fin juin 2022, Dominique Giraudier, actuel directeur de l’institut, expliquait que l’école, en tant qu’association, n’avait pas les fonds suffisants pour payer la note. Le soupçon d’un potentiel changement de dénomination de l’institut s’est alors fait sentir.

L'Institut Paul Bocuse vers une perte d’identité ?

Le nom Paul Bocuse est emblématique, s’en défaire serait pour l’école bien plus qu’un simple changement. C’est bien une perte d’identité et de reconnaissance de la formation qui inquiète les fondateurs de l’Association de Défense des Valeurs de l'IPB (Institut Paul Bocuse, ndlr) (ADVIPB), association nouvellement créée et présentée à la presse ce vendredi 16 septembre.

"Il y a un risque extrêmement important de perte du nom. Ce risque est uniquement lié à des décisions de la gouvernance actuelle. Cela aurait un impact extrêmement négatif", a expliqué Stéphan Demaeght, enseignant à l’Institut Paul Bocuse et trésorier de l’ADVIPB, lors de la conférence animée par l’association. Cependant, cette potentialité est le terreau d’une contestation bien plus large.

© Google Maps Streetview / L'entrée de l'Institut Paul Bocuse à Ecully.

Une pédagogie vacillante

Fréderic Bout, ancien étudiant et enseignant, a déploré - lors de la même conférence de presse - de plus en plus de dysfonctionnements internes. "La pédagogie est vacillante, nous nous opposons au virage vers une formation de masse au détriment de l’excellence", s’inquiète Stéphan Demaeght.

Démissions du personnel, mise à l’écart de certains membres du conseil d'administration, étudiants contestant les changements de programmes d’enseignement, voici les problèmes qu’énumèrent Frédéric Bout, Stéphan Demaeght et Sylvain Noble, membres fondateurs de l’ADVIPB.

Selon eux, ce sont un ensemble de décisions portées par la gouvernance qui affectent la qualité des enseignements et les valeurs de l’institut. "Il s’agit de revenir à un système de gouvernance d’école où les décisions sont collégiales", déclare Sylvain Noble, ancien étudiant et membre du Conseil d’Administration de l’institut Paul Bocuse.

Qu’en est-il de la réaction des membres décisionnaires de l’Institut Paul Bocuse ? Contactée ce vendredi, la direction n’avait pas encore donné suite à nos sollicitations en fin d'après-midi.

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