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Bugey Cerdon vs Clairette rosé : droit de réponse

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Bugey Cerdon vs Clairette rosé : droit de réponse

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Suite à notre article « Coup de froid sur la Clairette rosé », le Syndicat des vins du Bugey, par la voix de son président Eric Angelot, a souhaité faire la mise au point suivante.Selon le syndicat, « il n'est pas exact d'indiquer que l'AOC Bugey Cerdon s'était opposé deux fois en vain à la demande de modification du cahier des charges de l'AOC Clairette de Die. Le Syndicat des vins du Bugey a suivi la procédure nationale d'opposition prévue par les dispositions du Code rural et de la pêche maritime à l'occasion d'une demande de reconnaissance en appellation d'origine contrôlée. Il n'a été apporté aucune réponse à la première procédure, et une seconde a été ouverte par l'INAO à l'encontre de laquelle le Syndicat des vins du Bugey a de nouveau fait valoir ses observations sans recevoir d'autre réponseque la parution de l'arrêté en réponse de l'INAO sauf ultérieurement la publication de l'arrêté homologuant le cahier des charges. Cet arrêté a été logiquement contesté devant le Conseil d'Etat ».

Autre doléance du Syndicat des vins du Bugey : « Il est inexact d'indiquer que l'antériorité était revendiquée à juste titre par la syndicat de la clairette de Die mais que celle-ci serait paradoxalement trop ancienne. L'arrêté du Conseil d'Etat du 12 janvier 2018 précise exactement : “ il résulte toutefois de la comparaison des versions antérieures et actuelles du cahier des charges que les modifications apportées se contentent d'indiquer, d'une part, qu'en marge de la culture largement majoritaire des cépages blanc depuis l'Antiquité subsiste une présence de cépage rouge et, d'autre part, qu'une dénomination présentée comme antérieure de l'appellation actuelle, le vin de Claret du XVIe siècle, aurait probablement été un vin blanc ou « un vin rouge très clair ou rosé », sans qu'aucun élément historique ou factuel ne viennent étayer ces affirmations et justifier qu'elles aient été écartées des précédentes versions du cahier des charges depuis la reconnaissance de l'appellation par le décret du 30 décembre 1942, alors surtout que cette production est interdite sur la géographie de l'AOC depuis la loi du 20 décembre 1957, dont l'article premier ne réserve la possibilité d'élaborer des vins mousseux sur ses terres qu'à ceux bénéficiant de la reconnaissance de l'appellation à la date d'intervention de cette loi ” ».

Et le Syndicat d'en conclure : « En conséquence, le Conseil d'Etat ne relève pas une antériorité trop ancienne, il relève une absence totale d'antériorité. Or, une appellation d'origine contrôlée émerge par reconnaissance d'usages locaux, loyaux et constants, et ne saurait être générée de toute pièce sans antériorité dument établie. En l'état, les vins qui continueraient à être présentés comme des vins mousseux d'appellation Clairette de Die rosé, usurperaient l'appellation et tromperaient le consommateur ».

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