AccueilSantéBouée, brassard, puddle jumper : quels dispositifs contre les noyades ?

Bouée, brassard, puddle jumper : quels dispositifs contre les noyades ?

Chaque année, en France, 1 000 noyades sont recensées, dont 400 mortelles. Une importante proportion de ces accidents concerne des enfants en bas âge. Les pédiatres du site mpedia.fr, créé par l'Association française de pédiatrie ambulatoire, rappellent les réflexes à adopter pour éviter ces accidents de la vie courante trop fréquents et dramatiques.
Bouée, brassard, puddle jumper : quels dispositifs contre les noyades ?
DR - Le puddle jumper

Art de vivreSanté Publié le ,

L’été est la saison de l’insouciance, des jeux et des baignades. A la mer, à la piscine ou encore dans les lacs. Dès le plus jeune âge, les petits peuvent profiter de ce bonheur. Mais certaines précautions doivent être prises pour éviter les noyades. Parmi elles, l’usage de dispositifs de flottaison est impératif. Mais pas n’importe lesquels. « La bouée est à oublier totalement car elle n’est pas tout à fait à la taille de l’enfant. Par conséquent, celui-ci peut se retourner, tête en bas », explique le Pr Alain Bocquet de mpedia.fr. Les brassards gonflables sont eux « un très bon système. L’ennui, c’est que si les enfants sont autour d’une piscine dans un jardin, il peut y avoir des épines de rosiers ou d’aubépines qui crèvent les brassards ».
C’est pourquoi les pédiatres sont partisans des appareillages de type puddle jumper. « Ce sont des dispositifs increvables car ils ne sont pas gonflés à l’air », poursuit le Pr Bocquet. Deux brassards avec une petite bouée au niveau du thorax. « L’avantage de ces maillots est qu’ils permettent aux enfants de jouer avec, même lorsqu’ils sont hors de l’eau. Cela ne les gêne pas dans leurs mouvements. »
Les gilets de flottaison comportent un écueil. S’ils flottent bien et, comme le puddle jumper, ne risquent pas d’être percés, l’enfant peut basculer et se trouver face dans l’eau. A éviter donc.

Une surveillance de tous les instants

Pendant les vacances à la plage ou au cours d’un barbecue dans le jardin, les parents se retrouvent souvent entre amis, avec les enfants. « Chacun discute, se détend et tout le monde surveille tous les enfants… Résultat, personne ne surveille vraiment personne. » C’est ainsi que les accidents surviennent, en un court instant. Les enfants pouvant se noyer en quelques minutes. C’est pourquoi Alain Bocquet recommande qu’« un adulte soit responsable d’un seul enfant. Et lorsque celui-ci doit s’absenter momentanément, il doit confier le petit à la surveillance exclusive d’un autre adulte ». Ce conseil vaut pour tous les petits, jusqu’à ce qu’ils apprennent à nager.
La meilleure des préventions contre les noyades reste de savoir nager. Or trop d’enfants déjà grands en sont encore incapables. « Nous recommandons de commencer à leur enseigner les mouvements dès l’âge de 4 ans », insiste Alain Bocquet. Lequel précise qu’à ce stade de développement moteur, l’enfant est capable de reproduire un geste. Idéalement, « tous les enfants devraient savoir nager en finissant le cours préparatoire (CP) ». C'est-à-dire à 7 ans.

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