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INTERVIEW Boris Saragaglia, PDG de Spartoo : "40 % de notre activité est réalisée à l'étranger"

15 ans après sa création, Spartoo est une pointure des enseignes de vente en ligne. 8 000 marques, 700 000 références dans 30 pays, et un chiffre d’affaires de 134 M€ dont 40 % à l’international.
Boris Saragaglia, PDG de Spartoo : "40 % de notre activité est réalisée à l'étranger"
© Audoin Desforges - Boris Saragaglia, PDG de Spartoo.

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L'introduction en bourse a permis à Spartoo de réaliser une augmentation de capital de 23,7 M€ en juillet. Depuis quand y pensiez-vous ?

Tous les deux à trois ans, on mandate une banque, soit pour lever de nouveaux capitaux destinés à poursuivre notre croissance, soit pour discuter avec des industriels. Au début de l'année, on s'est dit que c'était peut-être le moment d'accélérer encore notre croissance, mais de ne pas le faire sur des fonds privés. La bourse permet d'accroître la notoriété, d'accéder à d'autres types de financements, et à des petits porteurs qui connaissent et suivent des marques BtoC comme la nôtre de faire partie de l'aventure. On s'est dit que ce serait une belle nouvelle page de l'histoire de Spartoo.

Et sur un plan personnel, c'est aussi de nouvelles choses que j'apprends. Une nouvelle expérience.

Quels sont les projets que vous comptez développer avec ces nouveaux fonds ?

D'abord un investissement plus important dans l'offre de chaussures, pour étoffer encore les 8 000 marques que l'on propose. On veut continuer d'être le spécialiste de la chaussure, même si on a agrégé des éléments complémentaires comme le prêt-à-porter. Nous ajouterons aussi une nouvelle catégorie de produits : la petite décoration d'intérieur : luminaires, cadres, accessoirisation…

Et nous voulons aussi continuer d'acquérir des marques. Nous croyons beaucoup à la stratégie qu'on a menée les deux à trois dernières années, et environ 60 % de l'argent levé ira sur ce sujet-là.

L'autre sujet sera l'évolution de notre notoriété. On va accélérer notre présence sur internet et les réseaux sociaux, tâcher d'être plus présents sur les médias off-line (télé et radios), et enfin nous voulons poursuivre le développement des magasins, au rythme de cinq magasins par an.

Cela veut dire que les boutiques sont toujours rentables, malgré un déplacement massif de la consommation vers la vente en ligne, et alors que vous étiez au départ, une enseigne 100 % digitale ?

La stratégie des boutiques, c'est une stratégie à long terme. Nous l'avons vérifié dans nos magasins dont le premier a ouvert début 2015. Dans la durée, ce sont des actifs extrêmement intéressants pour la marque, même s'ils ne sont pas faciles dans le contexte actuel. D'un autre côté, c'est dans ce contexte qu'on peut trouver des opportunités de rééquilibrage entre les propriétaires et les locataires par exemple, alors qu'historiquement il y avait un contrepoids, et une surpondération du pouvoir des propriétaires.

On veut donc continuer à asseoir la marque par ce biais-là, d'autant que nous avons de belles croissances sur les magasins, à deux chiffres à périmètre comparable. Et à chaque ouverture de magasin, on constate sur la même zone de chalandise une accélération concomitante des ventes sur Internet.

Un déploiement de boutiques à l'échelle nationale ? Sur les grandes métropoles ?

Oui, ce sera des ouvertures en France, en visant les grandes villes. Grenoble reste le siège social, mais quand on investit en radio, télévision, sur instagram… On ouvre un large spectre, et on investira là où les retours sur investissements seront les plus favorables.

Malgré cela, on n'oublie pas le fait que 40 % de notre activité est faite hors de France. Nous sommes une société très internationalisée, avec plus de 20 nationalités qui travaillent chez nous.(...) La suite de cet article est réservée à nos abonnés.



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