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Borgward : le retour du losange germanique

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Borgward : le retour du losange germanique
Le superbe concept BXi7 dévoilé à Francfort

Depuis l'automne 2015, Borgward élabore sa résurrection. Brique par brique. Des communiqués d'abord, puis des démonstrations. Après une éclipse de près de 60 ans, la marque allemande fréquente à nouveau les salons automobiles.

Baptisés BX et BXi, les modèles exposés arborent le losange historique de Borgward. Quoi d'autre de germanique que cet emblème et ce nom ? Le retour du constructeur disparu doit l'essentiel à l'implication financière de Foton, un fabricant chinois de véhicules industriels.

Dernier état des lieux : au Salon de Dubaï en novembre dernier, Borgward a annoncé l'introduction sur le marché de deux SUV, les BX5 et BX7. Du sérieux. Des préalables en béton : essais climatiques effectués dans la région, mise en place d'un réseau de distribution au Moyen-Orient.

Il faut croire que la marque renaissante ne manque pas de style puisque quatre modèles ont décroché un « German Design Award » (prix allemand du design). Et le constructeur renaissant ne soigne pas que les apparences. Le coupé BXi7 (concept), primé au dernier Salon de Francfort se prévaut d'une motorisation 100 % électrique 300 ch et de 500 km d'autonomie. A suivre.

Fondée en 1930 par Carl Friedrich Wilhelm Borgward, la firme originelle produisit une grande diversité d'automobiles mais également des camions, des autocars et des bus urbains. Les voitures portaient différentes marques selon le gabarit et la classe : Lloyd, Goliath, Hansa, Borgward. Les micro-citadines à moteur 2 cylindres 2 temps coexistaient avec des berlines 6 cylindres rivalisant avec les Opel Kapitan et Mercedes-Benz 220 SE. Les Kombi côtoyaient les cabriolets.

Star et locomotive du groupe : l'Isabella 1500, familiale ou coupé, de 60 ou 75 ch dont plus de 200 000 exemplaires prirent la route. Plus élitiste encore, la P100 s'offrait en 1959 avec une suspension pneumatique en option.

Dans les années 1950-60, des barquettes Borgward tournaient aussi sur circuits et deux RS 1500 disputèrent même l'infernale Carrera Panamericana 1953 : 60 équipages classés sur 182 engagés. L'une des RS termina hors délai, l'autre abandonna sur accident.

Le constructeur livra aussi des véhicules industriels sur mesure. Tout-terrain pour les chantiers, couleur de feu pour les sapeurs-pompiers, kaki pour la Bundeswehr (armée allemande).

La marque s'éteignit en 1961. En 2015, Christian Borgward décida de lui donner une seconde vie. Bredouille dans sa levée de fonds en Allemagne, il a convaincu un investisseur chinois. Carl Friedrich Wilhelm, le fondateur mort en 1963, était son grand-père. ..




Michel MALHOMME
Journaliste

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