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Boostheat : plein gaz sur les financements

L'entrée en bourse de Boostheat il y a un an, confirme l'appétence des marchés pour la transition énergétique. Luc Jacquet, directeur général et co-fondateur de la société basée à Vénissieux évoque aussi "une logique d'image".
Boostheat : plein gaz sur les financements
© Aurelien Audy - Luc Jacquet, DG et co-fondateur de Boostheat.

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Expliquez-nous les coulisses de vos tours de tables…

"Les premiers rounds ont réuni les entrepreneurs fondateurs et leurs proches, autrement dit l'écosystème de la love money, animés par certaines convictions environnementales. Ensuite, nous avons senti un intérêt de la part de certains industriels pour notre promesse, celle de réduire de moitié l'utilisation de gaz pour nos chaudières.

Une troisième étape est survenue à l'été 2019 lorsque nous avons poussé l'argument RSE : j'ai eu la confirmation que le monde de la finance était vraiment en avance sur ces préoccupations environnementales. Leur intérêt n'était pas que financier, mes interlocuteurs avaient envie de comprendre l'intérêt de notre technologie pour construire le monde de demain."

Cet argument RSE a-t-il été déterminant ?

"Absolument. Nous sommes allés chercher ce marqueur en le promouvant auprès des investisseurs dans une logique d'image. Afin d'évaluer nos performances, nous avons sollicité en juin 2019 l'expertise de l'agence d'analyse extra-financière EthiFinance, spécialisée dans la gestion des risques et opportunités liées au développement durable (Ndlr Le groupe a obtenu la note globale de 67/100, ce qui le situe au rang de Sustainable leader)."

Était-ce facile de convaincre ?

"Il y a toujours un combat à mener lorsqu'on présente une technologie alternative, surtout quand il faut la financer. De plus, notre secteur intègre des acteurs importants qui pèsent des milliards d'euros. Un contraste avec notre ambition de générer un Ebitda positif dès 2022 avec la vente de 2 000 chaudières. Le défi était d'autant plus énorme que de convaincre. Brûler deux fois moins de gaz est un argument qui parle même aux investisseurs car le monde de la finance possède cette vertu, être pragmatique."

Retrouvez notre dossier complet "spécial finance verte"

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