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Bioparc Lyon : le pôle santé et numérique achève sa phase 2

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Bioparc Lyon : le pôle santé et numérique achève sa phase 2
Sud Architectes - Le futur centre de santé pluridisciplinaire Médicina

La pépinière Laënnec fut la première, en 2001, à s'installer sur le site en reconversion. Fin 2022, les derniers tènements en cours d'aménagement accueilleront notamment le centre de santé Médicina et Bioserra, un bâtiment collectif dédié à la recherche en santé. Bioparc Lyon passera de 400, actuellement, à près de 1 000 collaborateurs dans les secteurs de la santé et du numérique.

Le site de 3,4 hectares verra 40 000 m2 de surface de locaux déployés une fois l'ensemble des travaux terminés. En deux tranches, les aménagements, opérés par le groupe Serl, sous l'impulsion de la Métropole de Lyon, auront nécessité 14 M€ d'investissement. « Au final, ce seront plus de 100 M€ qui auront été investis sur ce site. Ceci illustre parfaitement la collaboration public-privé engagée sur ce pôle et son effet levier », explique Jean-Luc da Passano, président du groupe Serl, le 10 janvier 2019, lors du « point d'étape de la restructuration de ce site ».

Le site regroupe deux types d'activités : la santé et le numérique.

Médicina ouvrira ses portes à l'été 2019. Construit par Sud Architectes, le bâtiment de 6 000 m2 veut aborder la médecine de façon différente. « Il propose une nouvelle organisation de la médecine de ville via la création d'entreprises de santé pluridisciplinaires (ESP) avec une concentration de professionnels de santé, médicaux et paramédicaux, tous libéraux, au sein d'un ensemble immobilier adapté à leurs activités », explique le docteur Luc Fontaine, à l'origine du concept. Une centaine de professionnels est attendue. Le site abritera également un centre de remise en forme, un institut de beauté et une balnéothérapie, notamment pour la rééducation physique.

En face de ce site, Rock, le data center de DCForData, pourrait bien envoyer sa chaleur produite en grande quantité au centre de balnéothérapie… Pour l'heure, le deuxième data center de l'entreprise lyonnaise a nécessité un investissement de 13 M€ avec une capacité d'hébergement de 40 000 serveurs. « Nous avons également en projet de construire un nouveau site, à proximité, pour une activité smart city, afin de mesurer notamment la qualité de l'air », évoque Nicolas Pitance, le fondateur de DCForData.

Ces deux projets illustrent « la perspective de la Métropole de Lyon qui vise toujours le développement économique et le besoin des entreprises, sur Bioparc Lyon les entreprises de la santé et du numérique, pour bâtir des projets », souligne David Kimelfeld, le président de la Métropole de Lyon.

Bioserra : 7 000 m2 livrés en mai 2019 pour les biotechs
Quatre entreprises s'installeront sur ce site composé de trois bâtiments sur quatre niveaux reliés par une passerelle et spécialement conçus pour les entreprises de biotechnologie. Erytech Pharma, déjà présente dans l'immeuble tertiaire Adénine ouvert en 2007, Edelris, AB Sciences et Enyo Pharma sont les quatre biotechs qui occuperont le bâtiment en construction par le promoteur Vaillance immobilier, à partir de mai 2019. Des bureaux, des laboratoires (de niveau de sécurité P1 et P2), des espaces et des services communs seront proposés à ces entreprises. Le promoteur investit 20 M€ et affirme que « dès septembre 2019, plus de 200 chercheurs travailleront dans Bioserra ».

Un projet en deux phases
Bioparc 1 – 2000/2016
- pépinière d'entreprise Laënnec de 1 400 m2 avec 17 entreprises
- résidence hôtelière Odalys City de 4 500 m2 avec 133 appartements et suites
- immeuble tertiaire Adénine de 7 300 m2
Bioparc 2- 2016-2022
Quatre bâtiments principaux qui hébergent des entreprises : Techsoft 3D, Medicina, un bâtiment collectif consacré aux biotechs, le datacenter de DC For Data. Il reste 12 000 m2 en cours de commercialisation.

L'hadronthérapie abandonnée
Le projet initial, au moment de la réhabilitation de cette ancienne caserne militaire au début des années 2000, faisait état de la création d'un pôle d'hadronthérapie (technique pour détruire les cellules cancéreuses radio-résistantes et inopérables), notamment dans le cadre du Plan cancer au niveau national. « 50 % du terrain devaient y être consacrés, rappelle Gérard Collomb, maire de Lyon. Mais le projet n'a jamais vu le jour. Il a fallu le réorienter. Nous avons opté pour l'implantation de biotechs. »




Stéphanie POLETTE
Journaliste

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