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Biennale de la danse, la suite

le - - Spectacle vivant

Biennale de la danse, la suite
Michel Cavalca - Augusto, conception et chorégraphie Alessandro Sciarroni

La biennale de la danse a pris son rythme de croisière. Après deux créations fracassantes, voilà que le bruit et la fureur ont fait place au vertige de l'abstraction de Merce Cunningham, à celui de la réalité augmentée de Gilles Jobin et à la recherche poussée de Alessandro Sciarroni.

Tandis que le défilé a repris ses quartiers rue de République, acclamé par 250 000 spectateurs et spectatrices et que la danse s'est faufilée dans les interstices de la cité pendant les Journées européennes du patrimoine, les spectacles continuent de s'égrener au fil des jours dans les salles.

Ainsi de la reprise de deux pièces de Cunningham par les interprètes du CNDC d'Angers, remontées pour l'occasion par Robert Swinton, ancien assistant du maître américain, devenu directeur du CNDC. Beach birds et Biped sont à ce titre des sommets du genre, la délicatesse des oiseaux et la finesse des lignes pour la première, l'exploration des nouvelles technologies avant l'heure pour la seconde.

Dommage qu'il manque un soupçon de liberté dans l'interprétation, extrêmement ardue -il faut le souligner- de ces partitions implacables, sans doute le grain de folie que cultivait le roi de l'abstraction.

Mais le grain de folie on peut facilement le trouver au théâtre des Ateliers en expérimentant le dispositif imaginé par Gilles Jobin, Artanim. Nous voilà plongés dans un monde étrange qui s'ouvre comme une fenêtre sur une planète imaginaire. Équipés de capteurs aux pieds et aux mains, d'un casque et d'un « sac à dos », cinq personnages (nous) se promènent dans un paysage irréel où des géants les observent, les enferment dans une maison, où les villes sont aérées et vertes et où des figures dansent.

Une expérience à renouveler pour pouvoir examiner les possibilités de l'outil. À l'instar de Alessandro Sciarroni qui ausculte les mécanismes du rire dans une performance franchement déroutante.

Cinquante minutes de marathon pour les interprètes, deux femmes et cinq hommes qui marchent, puis courent à perdre haleine, puis rient jusqu'à pleurer. Et continuent de rire en saluant. Oups !

Biennale de la danse, jusqu'au 30 septembre, www.biennaledeladanse.com




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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