AccueilCultureSpectacle vivantBiennale de la danse, fin de la 18è édition

Biennale de la danse, fin de la 18è édition

Et voilà, la 18ème Biennale de la danse de Lyon se termine demain, même si elle joue les prolongations en région ligérienne et clermontoise. Notamment avec un programme tout spécialement conçu pour la Biennale qui a déjà inscrit 18 dates à son carnet de tournée, dont le théâtre national de la danse de Chaillot, Triple Bill #1.
Biennale de la danse, fin de la 18è édition
Parcours dans la ville

CultureSpectacle vivant Publié le ,

Composée de trois pièces différentes respectivement écrites par Jan Gallois, Kader Attou et Tokyo Gegegay, des inconus ici mais des stars incontournables au Japon, cette soirée fait traverser trois univers diamétralement différents, même si les interprètes de deux d'entre elles sont les mêmes.

Un projet monté dans le cadre de l'événement "Japonismes" par Dominique Hervieu, directrice invitée de la triennale de Yokohama, qui rassemble des danseurs japonais, deux chorégraphes français et un team japonais emblématique. Soit un cocktail explosif de danseurs-breakers affûtés et de vocabulaire étudié, et des sortes d'extra-terrestres, totalement extravagants et déjantés, Mikey et ses quatre complices, un phénomène de société au pays du soleil levant qui totalise 20 millions de vues sur youtube.

Ce n'est sans doute pas le cas du chorégraphe portugais Marco Da Silva Ferreira, pourtant c'est sans doute notre coup de cœur de cette biennale qui s'achève. Ça se passait au théâtre de la Renaissance la semaine dernière et les images perdurent. Sept formidables interprètes, dont le chorégraphe, nous emmènent dans un autre monde, traversé de bestialité et de délicatesse, de rites urbains et anciens.

Le vocabulaire est étonnant, entre physicalité tendue et enthousiasme de l'enfance, les images naissent puis s'évaporent. Le chorégraphe puise partout, hip-hop, contemporain, classique, danses de club pour créer un étonnant vocabulaire où la virtuosité n'est jamais gratuite et l'élan toujours terriblement présent.

Une pièce qui fait plaisir à voir, d'un chorégraphe déjà remarqué aux Subsistances en janvier 2016, dans le cadre du premier Moi de la danse. À l'extrême opposé des expérimentations tout aussi excitantes de Jérôme Bel à la Chapelle de l'Hôtel-Dieu, qui invite, lui, à la lenteur et à la contemplation d'une danseuse qui danse comme si personne ne regardait, au rythme de sa propre respiration, les yeux clos pendant 1 h 30, en continu. Exquis.

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