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Biennale de la danse de Lyon : le corps en partage(s)

Biennale de la danse de Lyon : le corps en partage(s)

CultureSpectacle vivant Publié le ,

L'affiche de la Biennale de la danse répond aux missions que Dominique Hervieu, s'est fixées : soutenir la création qui en a bien besoin, montrer la diversité de l'art chorégraphique d'aujourd'hui (et d'hier) et donner des repères au public dans ce foisonnement d'esthétiques. Sur 43 compagnies invitées, 18 viennent de l'étranger, de l'Europe pour la plupart, et 23 présentent une création ou une première française. Malgré une baisse de budget de 15 %, en « partant en guerre d'imagination », la directrice et son équipe proposent une affiche tout à fait réjouissante où l'on retrouve, pêle-mêle, le « populaire et l'expérimental ».

Corps jubilatoires

Soit la dernière pièce de Christian Rizzo créée à Montpellier Danse 2016, Le syndrome ian, qui clôture sa trilogie autour des diverses pratiques de danse, la création d'Alain Platel qu'on ira voir, sans même se poser de questions, ou celle d'Olivier Dubois qui met l'eau à la bouche rien qu'à lire le programme (voir encadré). Sans compter la formidable pièce d'Israel Galvan, FLA.CO.MEN, la première « comédie musicale » de Jean-Claude Gallotta et Olivia Ruiz ou la nouvelle variation jonglée du Collectif Petit Travers et toutes sortes d'autres propositions singulières. Comme celle de Bouchra Ouizgen, chorégraphe marocaine qui recréée Corbeaux (présenté pour la première fois à la Biennale de Marrakech en 2014 ) avec des amateures dans quatre espaces publics différents ou la performance de Jan Fabre himself qui réalisera Une tentative de ne pas battre le record du monde de l'heure établi par Eddy Merckx à Mexico en 1972 (ou comment rester un nain au pays des géants) au vélodrome du parc de la Tête d'Or. Sans oublier la Sacrée journée en collaboration avec le Musée des confluences et son exposition de rentrée Corps Rebelles, un cocktail de musique et de danse autour de l'oeuvre la plus célèbre de l'histoire de la danse contemporaine, le Sacre du printemps de Vaslav Nijinski.


Biennale de la danse, 14 au 30 septembre

www.biennaledeladanse.com

Auguri d'Olivier Dubois, la célébration du bonheur

Auguri sera la point final d'une trilogie... en quatre parties. Une célébration de l'envol et une « quête éperdue de bonheur » explique son chorégraphe, Olivier Dubois. Entamée avec Révolutions en 2009, cette étude critique pour un trompe-l'oeil se penche sur l'humanité et le genre. Dans Révolutions et Rouge, il est question du genre, dans Tragédie et Auguri il s'agit d'humanité. Celle qui marche et pense dans Tragédie, celle qui s'élève et cherche dans Auguri, prenant la course comme seul motif.

Avec 24 interprètes sur le plateau, qui s'entraînent comme des athlètes de haut niveau, une « symphonie électro » et des « refuges » en guise de scénographie, Olivier Dubois continue de s'appuyer sur le corps, sa puissance charnelle, militant ainsi « pour l'intelligence de la sensation ». Le concept n'a pas lieu d'être chez Dubois, même si sa danse est précisément construite. Créé à Hambourg cet été, Auguri s'annonce comme l'un des possibles déflagrations de cette nouvelle édition. À voir absolument !

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