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Berlioz au bal des sorcières

Berlioz au bal des sorcières

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Cette année les sorcières donnent le « la » Festival Berlioz à la Côte-Saint-André qui coïncide avec le 400è anniversaire de la mort de Shakespeare. Le dramaturge anglais a inspiré Roméo et Juliette, une « symphonie dramatique » dont s’empare John Eliot Gardiner à la tête du Monteverdi Choir, de l’Orchestre Révolutionnaire & romantique et d’un trio de solistes réunissant Julie Boulianne, Jean-Paul Fauchécourt et Laurent Naouri.


Sans doute l’événement de ce festival (21 août) qui démarre sur une série de petites formes avant de donner la parole à l’Orchestre des Lumières pour Harold en Italie (alto solo : Adrien La Marca) et Les Nuits d’été (soliste Anne Sofie von Otter). Autre grand rendez-vous la version de concert de Benvenuto Cellini, opéra hybride, maudit, que dirige François Xavier Roth au pupitre de l’Orchestre Gürzenich de Cologne avec, notamment, Ferdinand von Bothmer, Vincent Le Texier et Emily Hindrichs (28 août).


Les sorcières s’invitent au programme de l’Orchestre des Pays de Savoie qui interprète l’ouverture de Médée de Cherubini et le ballet de La Nuit de Walpurgis, extrait du Faust de Gounod (24 août). Elles seront encore là avec Manuel de Falla dans L’Amour sorcier sous la baguette de Jean-François Heisser à la tête de l’Orchestre d’Auvergne avec la cantaora Antonia Contreras (25 août). Qui dit sorcières, dit fleurs du mal et poisons capitaux comme ceux que distille l’Ensemble Appassionato autour d’oeuvres de Strauss, Berlioz et Debussy (23 août).


Le concert célébrant le 80è anniversaire du compositeur Gilbert Amy (ancien directeur du CNSMD de Lyon) proposé par Daniel Kawka et son ensemble OSE (29 août) et, comme chaque année, la présence de l’ONL avec Tableaux d’une exposition de Moussorgski (26 août) complètent une affiche qui se clôture sur un grand ballet de balais autour de La Nuit sur le mont chauve de Moussorgski, La Danse Macabre de Saint-Saëns, L’Apprenti sorcier de Dukas et la Symphonie Fantastique de Berlioz, animé par l’ONL sous la baguette de Marzena Diakun, une sorcière de la direction d’orchestre.

Festival Berlioz, 19 au 30 août.

Tout Chopin

Artiste pudique, méfiant des projecteurs du star system, ce fils d'une famille d'artistes libanais cultive volontiers le secret, préférant l'intimité des studios d'enregistrement à l'exposition dans les salles de concert. En témoignent ses enregistrements qui décrochent régulièrement des moissons de médailles décernées par les académies les plus réputées. Cette réserve qui peut apparaître comme un handicap se transforme en atout lorsqu'il s'agit d'aborder des partitions au romantisme exacerbé que des claviers plus fougueux, voire artificiels, surligneraient à l'envi. Surtout dans les œuvres de Chopin.


Le compositeur polonais fait partie l'intimité d'Abdel Rahman el Bacha invité à interpréter l’intégrale pour piano, déroulée chaque jour, en 9 concerts programmés à 17 h en l’église de la Côte-Saint-André (22 au 30 août).
Ce marathon Chopin fait suite à une autre intégrale celles des trios avec piano de Beethoven, interprétés, à la même heure, dans le même lieu, par François-Frédéric Guy (piano), Tedi Papavrami (violon) et Xavier Philips (violoncelle).

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