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Bashung et Gainsbourg réunis par Gallotta

Publié le - - Spectacle vivant

Bashung et Gainsbourg réunis par Gallotta
Guy Delahaye - L'homme à tête de chou, chorégraphie de Jean-Claude Gallotta

L'Homme à tête de chou, 2ème génération, spectacle très rock de Jean-Claude Gallotta, est de passage à la Maison de la Danse. Pour le plus grand plaisir de ses aficionados, qui sont nombreux, et de ceux qui rêvaient de voir cet hommage à Bashung et à la danse palpitante du trublion grenoblois.

10 ans après, Jean-Claude Gallotta, qui apprécie la notion de répertoire, reprend son Homme à tête de chou, inspiré à la fois de l'album éponyme de Serge Gainsbourg et de sa reprise (pour le spectacle) par Alain Bashung.

L'histoire est belle, de cette rencontre entre Bashung et Gallotta, qui décident de s'allier pour réinvestir autrement l'album culte du « grand Serge », l'un pour en faire une pièce chorégraphique, l'autre pour rendre hommage à l'homme aux oreilles décollées. Mais la mort, qui s'est invitée, en a décidé autrement, privant Gallotta de la présence au plateau de Bashung.

Est restée une chaise vide, symbole de l'absence et une pièce bourrée de vitalité, comme un hommage posthume à l'auteur de Fantaisie militaire, chef d'oeuvre absolu du rock français.

Pas question ici de raconter la funeste histoire de Marilou la petite shampouineuse et de son amoureux assassin, transformé en homme-végétal mais plutôt de l'incarner par le vocabulaire habituel du chorégraphe installé depuis des lustres à Grenoble.

Petits sauts, grandes traversées, déhanchements sensuels (parfois même sexuels), mouvements de mains tranchant l'air, pirouettes composent une chorégraphie à géométrie variable qui s'accorde parfaitement avec la partition revisitée par la voix chaude et rauque de Bashung.

Sur un plateau nu, 6 femmes en jean et soutien-gorge noir et 6 hommes en chemise blanche se cherchent, se trouvent et se défont, s'élancent comme emportés par un élan vital, et chutent, fauchés par la désespérance, mais toujours irrigués par la force bondissante de la danse tout en jaillissements du créateur de Ivan Vaffan.

L'énergie rock colle parfaitement à cet univers qui semble prendre une autre dimension, déployant son ardeur véritable !

Maison de la danse, 11 au 14 février, www.maisondeladanse.com




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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