Bascule

Le cheval à bascule. Le « must » en bois sous le sapin alors que se profile la profusion de présents, toujours plus estampillés « objets connectés ». Lors des récentes élections régionales, la candidature de Jean-Jack Queyranne, à la tête de la collectivité rhônalpine depuis avril 2004, n'était pas un cadeau, en raison d'une économie en délicatesse, marquée par un chômage au plus haut, et un contexte national rendu pesant par les événements tragiques de novembre. Résultat, le sortant n'a pas été à la fête, et il doit céder son siège de président au quadra Ponot Laurent Wauquiez, Lyonnais de naissance, qui, avec plus de 40 % des voix et fort d'une avance plus confortable que ne le laissaient augurer les sondages, provoque la bascule d'Auvergne-Rhône-Alpes à droite. La future grande région peut s'enorgueillir d'avoir contenu un FN omnipotent durant la campagne et qui réalise un « faible » score au regard des résultats septentrionaux et méridionaux, qui n'ont cependant permis aucune bascule dans l'escarcelle frontiste. Mais la leçon est à méditer, et d'aucuns pensent déjà que le coup manqué pourrait se transformer en succès lors de prochaines échéances. Pour éviter le scénario, les élus entendent « changer leur façon de faire de la politique ». A l'aune des cumuls des mandats en série (surtout chez les présidents de région), de la non-inflexion de la ligne économico-sociale du gouvernement et de la reprise des querelles intestines au sein des partis dits traditionnels, la bascule idéologique s'annonce quasi illusoire !

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