L’ambition d’HawkCell est claire : révolutionner le diagnostic chez l’animal, en développant une solution innovante d’imagerie pour la réalisation d’IRM en médecine vétérinaire.
La startup lyonnaise labellisée "deeptech" par BPI, qui a suivi un programme de maturation avec Pulsalys et le laboratoire Ampère de l’Insa, et implantée aujourd’hui au sein de VetAgroSup, cible d’abord, les vétérinaires pour qui le diagnostic de certaines pathologies n’est pas possible ainsi que le secteur de la recherche préclinique afin de réduire le nombre d’animaux utilisés à des fins scientifiques.
Pour HawkCell, un marché vétérinaire et préclinique au très haut potentiel
"La standardisation de l’interprétation de l’image n’existe pas aujourd’hui. Nous développons des algorithmes pour qualifier l’image et caractériser une pathologie. Si l’IRM est une solution pertinente en médecine humaine, les méthodes d’acquisition (protocoles d’imagerie et capteurs radiofréquence) ne sont pas adaptées aux différentes morphologies animales. Notre solution intègre globalement une amélioration de la qualité de l’imagerie et vise à améliorer la rentabilité des vétérinaires et à réduire le sacrifice animal en test pré-clinique", explique Hugo Dorez fondateur et directeur scientifique d’HawkCell.
Une technologie de rupture brevetée, un marché vétérinaire et préclinique au très haut potentiel, reste à la start-up de gérer le fameux temps de mise en marché, un virage indispensable dans sa quête de croissance et de rentabilité.
Préparation d’une levée de fonds « ambitieuse »
Dans cette dynamique et ayant ainsi constaté le très haut potentiel d’HawkCell, Alexis Girin s’est associé à Hugo Dorez pour accélérer sur la partie business. Le nouveau CEO, Lyonnais d’origine, qui a évolué pendant 20 ans dans de groupes cotés mondiaux (Europe, Moyen Orient, Etats-Unis et Singapour où il a séjourné pendant 10 ans) spécialisés dans les solutions SaaS à forte valeur ajoutée, souhaite "donner de l’impact" à un projet qui n’en ai qu’à des débuts "mais dont les débouchés sont immenses".
L’entreprise de 15 personnes ambitionne un chiffre d’affaires de 1,4 M€ en 2022 (contre 200 000 euros en 2021) et 7,5 M€ en 2023.
"Nos offres commerciales reposent sur le modèle SaaS couplé à notre technologie de capteurs IRM. Nous installons des licences, prenons en charge l’acquisition des images à distance grâce à notre télé-IRM et quantifions l’imagerie via nos algorithmes d’I.A. et de deep learning. Nous mettons à disposition nos capteurs sur les IRM des cliniques vétérinaires et des sociétés de recherche pré-clinique sous contrat", précise Alexis Girin.
Pour se donner les moyens de ses ambitions, HawkCell annonce par ailleurs préparer une levée de fond en série A ambitieuse cette année.