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Avec l'Hybrid, le Kona élargit encore sa palette

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Avec l'Hybrid, le Kona élargit encore sa palette

Avec ses Ioniq, Nexo et autres, Hyundai propose tous les choix possibles de voitures plus propres. Pour l'heure, son plus populaire SUV urbain Kona, d'abord lancé en versions essence et diesel, puis en propulsion électrique, ajoute encore une corde à son arc avec le renfort d'une motorisation hybride.

Le fait est que l'Europe impose à l'industrie automobile des seuils d'émissions de CO2 toujours plus drastiques, sans faire preuve d'un tel zèle dans d'autres domaines comparables. Aux acteurs de faire avec, et plutôt que de tergiverser, Hyundai s'est doté d'une berline compacte Ioniq dûment électrifiée, hybride essence HEV, hybride rechargeable PHEV et tout électrique EV. Le constructeur coréen est également un pionnier de la pile à combustible avec son Nexo, commercialisé au compte-gouttes en raison de la rareté des stations d'hydrogène. Il a aussi converti son SUV Tucson au « mild hybrid » 48 volts avec alterno-démarreur.

Dans cet esprit, le gracieux Kona, fer de lance de ses activités depuis 2017 en évoluant dans le marché en pleine expansion des SUV urbains, a été pourvu l'an dernier de deux motorisations électriques zéro émission de 136 et 204 ch, en complément des offres essence et diesel. Pour l'heure, ce modèle, fabriqué en Corée du sud, s'enrichit d'une version intermédiaire hybride dont le système, extrapolé de la gamme Ioniq, comprend un 4 cylindres Kappa essence à injection directe et cycle Atkinson 1.6 GDi 105 ch, associé à un moteur électrique de 32 kW (soit 43,5 ch). Installée à l'arrière sans pénaliser le coffre (361 litres), sa batterie lithium-ion de 1,56 kWh porte la masse véhicule à 1.451 kg, encore raisonnables pour cette auto longue de 4,17 m. Au final, cette traction avant à boîte auto à double embrayage DCT 6 rapports, aligne 141 ch et un couple maxi de 265 Nm.

Cette version se distingue discrètement des autres Kona par ses marquages « Hybrid » (à la base du hayon arrière) et « Blue-Drive » (sur les ailes avant), et ses jantes exclusives en 16 ou 18 pouces. Et son instrumentation détaille le fonctionnement du système hybride.

Reprenant globalement les meilleures finitions de la gamme (Intuitive, Business, Creative - dite Edition#1 au lancement - et Executive), l'intérieur de l'Hybrid se pare d'habillages blancs. Il étrenne aussi la dernière connectivité maison Bluelink, avec carte SIM, qui autorise la transmission à distance d'un itinéraire sur le GPS ou la géolocalisation à partir d'un smartphone. Apanage des deux exécutions supérieures, avec l'affichage tête haute, le grand écran central couleur tactile de 10,25 pouces intègre les infos pratiques actualisées Hyundai Live au GPS, dans le cadre d'un abonnement gratuit de 5 ans. Enfin, un système d'optimisation énergétique de la batterie minimise la consommation d'essence en s'adaptant au profil routier, tout en dispensant des données d'éco-conduite.

Au volant, le Kona Hybrid démarre en silence sur la propulsion électrique, au mieux sur plusieurs hectomètres à moins de 30 km/h. Souvent imperceptibles, les transitions entre les phases tout électrique zéro émission, et l'intervention majoritaire du 1.6 GDi, sont toujours discrètes et douces.

Plus ou moins ferme dans son assistance selon l'un des deux modes de conduite enclenché, la direction - plutôt agréable - privilégie par défaut le mode Eco, sans que l'auto ne paraisse anémiée. Mais en Sport, on gagne un peu de nerf.

Dans les virages les plus délicats, où les freins mordent bien, les prises de trajectoire restent assurées, sans que la soixantaine de kilos du système hybride n'en pénalise l'équilibre. Et la tangible qualité d'amortissement des Kona essence ne s'estompe guère sur l'Hybrid, juste un peu moins « souple » au passage des mauvais revêtements.

Après avoir davantage sollicité le Kona Hybrid qu'en utilisation routinière, les 5,8 l./100 obtenus en soulignent tout l'intérêt. Échelonnés entre 27 150 et 32 550 €, ses prix dépassent, à la louche, de 3 400 € les tarifs du 120 ch essence, et de 1 700 € ceux du diesel 136 ch. Un tribut somme toute correct à la modernité.

Pragmatique, Hyundai considère que particuliers et entreprises ne peuvent se déterminer pour une mobilité plus vertueuse que si celle-ci reste compatible avec leur mode d'utilisation. Pas moins de sept modèles à faible et sans émission leur sont donc proposés à cet effet, chacun d'eux adapté à la réalité quotidienne de groupes d'usagers bien circonscrits. Et le logo maison Blue-Drive qui les signe résume tout l'esprit de cet élan novateur.




Philippe DALASSIO
Journaliste

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