AccueilArt de vivreSantéAVC : vers une prise en charge de plus en plus précoce

AVC : vers une prise en charge de plus en plus précoce

L'accident vasculaire cérébral (AVC) est responsable de 30 000 décès chaque année en France. Et au total, 150 000 patients en sont victimes. Aujourd'hui, les médecins disposent d'un arsenal thérapeutique efficace. A condition qu'il soit administré dans les plus brefs délais. D'où l'importance d'une bonne coordination multidisciplinaire entre les professionnels de santé. C'était d'ailleurs l'objectif du Forum AVC organisé le 29 septembre à Lyon par Boehringer Ingelheim, rassemblant SAMU, radiologues, neuroradiologues interventionnels, cadres infirmiers, pompiers.
AVC : vers une prise en charge de plus en plus précoce

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Dans la majorité des cas, c’est l’obstruction d’un vaisseau du cerveau qui provoque un AVC. Les spécialistes parlent alors d’infarctus cérébral aigu. Une urgence à prendre en charge le plus rapidement possible. En effet, le cerveau n’est plus irrigué, entraînant des lésions parfois irréversibles. D’ailleurs, les chiffres parlent d’eux-mêmes. L’AVC est la première cause de handicap acquis chez l’adulte, la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer et le taux de mortalité est d’environ 20 %.

La prise en charge repose sur la revascularisation cérébrale. Pour cela, les professionnels de santé recourent à deux options thérapeutiques qui, associées, ont prouvé leur efficacité. Il s’agit de la thrombolyse par voie intraveineuse (ou fibrinolyse), qui doit impérativement être administrée dans les 4 h 30 qui suivent l’AVC. La seconde stratégie consiste à déboucher de manière mécanique l’artère bouchée, c’est la thrombectomie pour laquelle le délai d’intervention ne doit pas dépasser 6 h. Autant dire que le diagnostic précis de l’AVC et la prise de décision imposent une organisation minutieuse et rapide.

Il est primordial de rappeler les signes d’un AVC afin de réagir le plus tôt possible. Paralysie brutale du visage, faiblesse brutale d’un bras ou d’une jambe, troubles soudains de la parole, troubles de l’équilibre, mal de tête intense et inhabituel, baisse de la vision…

Informer professionnels de santé et... patients

Pour le Dr Abdesslam Redjaline, urgentiste au centre hospitalier de Firminy (42) et médecin coordonnateur du réseau Reulian (Réseau d'urgence ligérien Ardèche Nord), « il est essentiel d’informer le public sur les signes d’un AVC et sur l’importance d’appeler le centre 15 pour être orienté le mieux possible ». Mais pas seulement. Afin de gagner encore de précieuses minutes, les équipes intra-hospitalières doivent travailler main dans la main. « Nous avons créé une filière de soins et établi un protocole de prise en charge destiné à tous les professionnels de santé impliqués ».

« Il faut améliorer la structuration de la prise en charge des AVC au niveau régional afin de permettre un accès optimal aux thérapeutiques nouvelles (thrombectomie) et contribuer à la réduction du handicap neurologique », explique le Pr Norbert Nighoghosian, chef de service de l’unité de neurologie vasculaire aux Hospices Civils de Lyon. « Cela passe par une formation et une coordination optimale entre les différents acteurs de la filière AVC : les médecins de l’urgence et de la neurologie vasculaire et les neuroradiologues diagnostic et interventionnels ». C’était l’objectif de ce forum multidisciplinaire organisé à Lyon au cours duquel les professionnels de santé ont pu s’accorder sur des actions concrètes à mettre en place. Notamment la définition des critères d’orientation qui permettent d’adresser le bon patient au bon endroit et l’importance du recours à l’expertise neuro-vasculaire.

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